La violence à l'école
Auteur
: Ph.
Dessus, IUFM Grenoble
Date de mise à jour
: Février 2009, créé en novembre 2001.
Lire aussi : les
droits des élèves.
Objectif :
La violence scolaire
fait l'objet de nombreux débats, que ce soit dans les établissements
ou dans les médias. Or, ces
phénomènes,
même s'ils ne sont pas proprement scolaires, mais hérités
de la société, doivent être pris en charge par les
enseignants. Nous verrons ici de quelle manière. |
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Creative Commons.
 |
Introduction
La question de la violence scolaire est
très présente
dans les médias et dans certains établissements. Ce phénomène
est récent, ce qui amène la question de ses raisons, qui
sont dues en partie à certains changements socioculturels (Dubet,
1997 ; Peralva, 1997) : (a) la massification de l'école (70 % des
élèves de 20 ans sont scolarisés) l'a fait devenir
un enjeu social important, être exclu de l'école signifie
être exclu de la société, ce qu'expriment clairement
Garcia et Poupeau (2000) : "les élèves dont le comportement
rend difficile l'appropriation collective des savoirs comprennent
souvent
qu'il s'agit moins pour eux d'acquérir des connaissances scolaires
que de rester dans l'école. Et que, sauf à être délinquants
et " traités " par les forces de l'ordre, on ne leur demande pas
vraiment autre chose". ; (b) le statut de l'adulte et donc les
relations
adulte-enfant ont changé, l'adulte n'est plus porteur de la loi,
il peut être déclaré responsable d'erreurs et d'injustices
; (c) la différence entre le statut social des enseignants - issus
de classes moyennes - et celui de la majorité des élèves
- milieu populaire - engendre des mécompréhensions pouvant
dégénérer en violence.
Toutefois, comme l'indique
Charlot (1997), il faut déjà
définir ce qu'est ce phénomène. Cela amène
les questions suivantes, souvent liées à des seuils ou des
frontières (id.) :
-
Quels événements sont "normaux",
quels événements
sont "pathologiques" ? : Le rapport enseignant-élève, sous
certains aspects, implique que le premier est plus fort (plus savant)
que
le second, ce qui peut déjà être interprété
comme une violence.
-
Quels événements doivent être
considérés
comme des prémices, quels événements sont des faits
? Par exemple, l'absentéisme est-il une violence scolaire ?
-
Quel seuil à partir duquel un
phénomène
se produisant à l'intérieur d'un établissement peut-il
être considéré comme suffisamment fréquent pour
caractériser l'établissement comme sujet à violence
?
-
Ces deux dernières questions sont
également
valides, non plus à l'intérieur de l'établissement,
mais dans le territoire (ville, banlieue) dans lequel est
l'établissement.
On stigmatise la violence de certaines banlieues comme causes de la
violence
dans des établissements.
-
Comment distinguera-t-on la
violence interne à l'établissement
et celle externe ? Par exemple, les bagarres ou le racket devant le
portail,
l'intrusion de parents ou d'anciens élèves dans l'établissement.
Toujours en suivant Charlot (1997), aux
deux extrêmes,
nous avons d'un côté une violence qui est "meurtre, coups
et blessures avec ou sans arme, viol ou harcèlement sexuel, racket,
vandalisme" (id.,
p. 5), c'est-à-dire punie par le Code pénal, des microviolences ou
incivilités (Debarbieux, 2006, soit insultes, harcèlement entre élèves,
vandalisme, paroles blessantes,
grossièretés diverses, bousculades, interpellations, humiliations,
racisme ouvert ou diffus).
C'est la répétition des microviolences qui, à la longue, fait baisser
le sentiment de sécurité des élèves et enseignants et augmente leur
stress. Il est donc important de les prendre aussi en compte.
Enfin, le climat scolaire, lorsqu'il se dégrade, peut également
être perçu par les protagonistes comme une situation de violence.Enfin, comme
l'indique Bègue (2004), la violence scolaire n'est pas seulement la
violence des scolaires
(délinquance juvénile).
Ce que l'on sait
Quelques définitions
Le terme de violence, comme nous venons de
le voir, recouvre
des événements très disparates. Cela incité
les chercheurs à utiliser le terme d'"incivilités" pour caractériser
certaines faits qui sont " des menaces contre l'ordre établi,
transgressant
les codes élémentaires de la vie en société,
le code des bonnes manières" (Debarbieux, Dupuch & Montoya,
1997, p. 19) Ces incivilités ne doivent toutefois pas être
sous-évaluées, car elles contribuent aussi à faire
se développer un sentiment d'insécurité, une souffrance. Cela étant il
ne doit pas en être déduit qu’ils sont en augmentation : les
statistiques montrent qu’aux Etats-Unis, un jeune de 5-19 ans court 70
fois moins de risques de se faire assassiner à l’école qu’en d’autres
circonstances (Debarbieux & Blaya, 2008). Roché (2004), après
dépouillement de dossiers judiciaires impliquant des mineurs montre que
seulement 7 % des faits de délinquance ont eu lieu à l'école. D’autre
part, ils ne
doivent pas non plus masquer les phénomènes de violence quotidienne,
bien moins grave dans les faits, mais qui pèsent bien plus sur la vie
des victimes.
Quelques chiffres
-
Le sentiment que la violence dans les
établissements
scolaires croît est-il confirmé par les faits ? Tout d'abord, il semble
bien qu'elle ait toujours existé (voir Lec & Lelièvre, 2007, pour
un historique), mais qu'elle soit venue sur le devant de la scène au
début des années 1990. De plus, Roché (2004) montre combien il faut
être prudent avec les chiffres provenant d'études françaises, qui ne
s'entourent pas toujours des précautions méthodologiques qu'il
faudrait. Les chiffres
dont nous disposons sont les suivants : (Bonafé-Schmitt, 2000),
pour l'année 1993, de 771 infractions pour coups et blessures
volontaires
(CBV) ayant entraîné une incapacité de travail de plus
de 8 jours et un homicide. Ces CBV représentent 38 % de l'ensemble
des infractions. Sur ces 771, la moitié seulement a été
commise au sein des établissements et les trois quarts ont été
réalisés sans arme (dans 4 % des cas, usage d'une arme à
feu, dans env. 10 %, usage d'une arme blanche). Le racket scolaire
représente
près de la moitié des infractions, les attentats aux mœurs
représentant les 12 % des infractions restants (les chiffres de
1995 sont cités dans Coslin, 1997, ils sont du même ordre
: 2 homicides, 982 CVB). Ces chiffres peuvent être considérés
comme faibles si on les ramène aux nombre d'élèves
(2000 faits pénalisés recensés pour 14 millions d'élèves,
Debarbieux et al. (op. cit., et Debarbieux, 2006),
soit 0,0014 % alors que,
dans la population française le rapport des crimes et délits
constatés est de 6,5 %). Ces statistiques ne prennent pas en compte
les violences indirectes (visant par exemple des objets appartenant à
la victime). Toutefois, il existe une violence endémique, subjective
dont il faut tenir compte. Bonafé-Schmitt (2000) montre que la moitié
des élèves estime que leurs camarades ont souvent ou très
souvent un comportement agressif (questionnaire diffusé sur 900
élèves du primaire et du secondaire de banlieues de Lyon
et de Paris). Des chiffres plus récents et fiables sont maintenant
disponibles, grâce au logiciel Signa (voir Le Monde
du 31
octobre 2001; et surtout DPD, 2001, Houllé, 2006 ; Laïb, 2008). Ils montrent que la moyenne d'incidents recensés
dans les établissements scolaires (du primaire et du secondaire)
sont de l'ordre de 4 à 5 pour 1 000 élèves, et que
ce nombre décroît dans le cours de l'année scolaire
2001. Au cours de cette année 85 000 incidents ont été
recensés (dont 95 % dans le secondaire), qui se répartissent
en : 27 % de violences physiques sans armes, 23 % d'insultes ou menaces
graves, 12 % de dommages aux biens et 11 % de dommages aux biens. Il
est
surtout à noter que 40 % des établissements qui se sont connectés
au logiciel n'ont signalé aucun incident, contre 8 % qui en ont
signalé au moins 10.
- Plus
récemment encore, le ministère de l’Education Nationale a dévoilé les
chiffres de la violence scolaire pour la période allant de décembre
2007 à février 2008 (Laïb, 2008). Ces données ont été recensées par le nouveau
système Sivis (Système d’Information et de vigilance sur la sécurité
scolaire, qui procède par sondage auprès de 1500 établissements, et
préserve l'anonymat des déclarations). Les atteintes à la personne
(insultes, violences verbales et physiques) représentent 80,1% des
actes recensés, les atteintes aux biens (vols, dégradations des locaux
et du matériel) 16,2% et les atteintes à la sécurité (trafic et
consommation de stupéfiants, ports d’armes…) 3,8%. Les auteurs de ces
violences sont à 85% des élèves et ont pour victimes 40% d’élèves et
35% de personnels.
- Enfin,
une étude plus circonscrite de Debarbieux (2006) montre qu'en collège,
entre 1994 et 2003, il y a une augmentation limitée de la perception de
la violence, même si le nombre de victimes déclarées de violences
(racket, dans l'enquête) baisse un peu, mais il y a en parallèle une
violence plus grande de chaque agression, commise de plus en plus
souvent par un groupe; et cela sans que le rôle de l'enseignant en tant
que transmetteur de savoirs ne soit plus remis en question (seulement
10 % des élèves pensent qu'on apprend mal ou très mal dans leur
établissement).
Théories de la violence
Bègue (2004) montre qu'il y a trois grands types de théories expliquant la violence scolaire.
La théorie du contrôle social,
qui pose que le respect de la loi par chacun dépend de leur respect des
liens sociaux. Un élève qui enfreint la loi est à la fois quelqu'un peu
attaché et impliqué dans l'école, et, par circularité, l'est d'autant
moins qu'il l'aura enfreinte. Plusieurs types de contrôles sont
possibles : le contrôle direct,
où des agents (enseignants, éducateurs, parents) énoncent et font
appliquer les lois. Le contrôle est en proportion inverse de la
délinquance (ce qui explique pourquoi les filles, plus contrôlées par
leurs parents, sont statistiquement moins délinquantes). Le contrôle
interne, lui, est le jugement que l'individu lui-même porte sur la
délinquance, des recherches montrant que les délinquants avaient un
niveau de jugement moral moins élevé que les autres.
L'apprentissage social,
qui pose que la délinquance découle de l'association avec des modèles
délinquants, permettant aux élèves d'acquérir des normes et des
techniques de délinquance (voir le document "Socialisation par le groupe de pairs"). Le fait que les comportements délinquants se
réalisent souvent en groupe en est une trace. Selon cette théorie, les
délinquants manquent de contact social et de contacts interpersonnels
qui leur montreraient la norme. C'est dans ce cadre que la violence
peut être en partie (on l'estime à 5 à 10 %) causée par l'exposition à
la violence via médias (télévision, jeux vidéos).
La violence comme effet d'une privation,
est une théorie qui pose que les conduites de délinquance ont pour but
de réduire un état affectif désagréable (échec, privation,
humiliation). Des recherches ont montré que les élèves insatisfaits de
leur orientation scolaire ou en conflit avec le corps enseignant ont
plus tendance à avoir des comportements violents que les autres, et ce
d'autant plus que l'événement initial aura été perçu comme injuste.
-
Pain
(1997, p. 69) résume dans le
tableau suivant
les différents types de violence (d'après Pain).
| 1) Violences délinquantes,
actives |
Physique |
Directe |
Atteintes physiques contre les
personnes, suicide |
| |
Physique |
Indirecte |
Atteintes contre les biens des
personnes, de l'institution, vandalisme |
| |
Verbale |
Directe |
Atteintes verbales contre les
personnes : menaces, outrages, injures, harcèlement |
| |
Verbale |
Indirecte |
Calomnies, médisances,
taquineries |
| 2) Violences d'attitude, passives |
Physique |
Directe |
Exclusion, quarantaine, chahuts,
absentéisme |
| |
Physique |
Indirecte |
Evitement, présence non
participante, sans matériel |
| |
Verbale |
Directe |
Refus de participer, de répondre,
de politesse |
| |
Verbale |
Indirecte |
Ne pas prendre part au travail,
ne pas communiquer, se taire |
Ce que l'on peut faire
Tout d'abord, le Ministère de l'éducation nationale a
édité récemment une série de brochures très bien faites sur les actions
à mener concernant la violence scolaire (DGES, 2006a et b, Site MEN).
Les actions concrètes à mener pour
lutter
contre la violence sont difficile à résumer (voir Roché, 2004, pour une bonne synthèse), tant le climat
général d'un établissement joue sur cette dernière.
Bègue (2004) montre par exemple que les écoles de petite taille, avec
des ressources, où il y a un équilibre entre élèves de haute et faible
capacités intellecturelles, où les règles de discipline sont claires,
équitables, et non extrêmes, qui fournissent des opportunités de
réussite à tous, qui ont des attentes élevées mais réalistes
envers les élèves, tout en ayant une attitude positive, où les élèves
ont des responsabilités en classe, mais aussi où les enseignants et
l'administration travaillent en bonne entente... sont des écoles où la
violence scolaire sera réduite.
En
revanche, les thérapies de groupes d'élèves délinquants, les
conférences sur le respect de la loi, les activités récréatives et une
discipline plus rigoureuse ne sont en général pas suivis d'effets
(Bègue, 2004).
Quelles
sont les stratégies qui amènent moins de violence ? Les punitions et un
climat de grande fermeté des enseignants marche-t-il ? On entend
souvent dire que parfois "une bonne fessée", et un climat plus sévère
dans les établissements et écoles arrangeraient bien des choses.
Toutefois Debarbieux (2006) montre, en citant une recherche réalisée en
Afrique, que ce sont les établissements pratiquant le moins des
châtiments corporels par les enseignants que le sentiment de sécurité
des élèves est le plus développé, et surtout que plus les enseignants
sont violents, plus les élèves le sont également entre eux.
Debarbieux
(2006, p. 239 ; voir aussi Roché, 2004, pour des conclusions proches)
résume les stratégies de prévention de la violence juvénile
efficaces vs.
inefficaces, selon le niveau de violence des élèves. Les programmes qui
fonctionnent sont en général basés sur la prévention/encouragement et
non la répression.
Niveau 1 : population générale
Efficaces
: Développement des compétences. Renforcement positif des
comportements. Techniques comportementales pour la gestion de la
classe. Construction de l'efficacité de l'établissement (planification,
capacité à soutenir et implanter des changements positifs). Programmes
scolaires progessifs. Apprentissage coopératif.
Inefficaces
: Conseil et médiation par les pairs [mais Roché mentionne qu'ils
fonctionnent parfois]. Non-promotion de la réussite. Conférences "en
passant" de policiers ou psychologues
Niveau 2 : Elèves à haut risque de violence
Efficaces
: Formation des parents. Prévention : visites à domicile (infirmières
en post-natal). Entraînement au raisonnement moral, à la résolution de
problèmes sociaux. Thérapie familiale. Services sociaux de proximité.
Regroupement des élèves par petits groupes et implication dans des
activités intéressantes.
Inefficaces
: Programmes pour "ramener" les armes et pour les maîtriser. Changement
de normes du groupe de pairs. Tentatives pour "rediriger" le
comportement des élèves.
Niveau 3 : Elèves violents et très délinquants
Efficaces
: Acquérir des perspectives sociales. Interventions comportementales
(chercher une alternative à la colère). Entraînement des compétences.
Thérapie familiales. Thérapies systémiques.
Inefficaces : Camps de rééducation. Programmes avec hébergement. Conseil individuel.
Stratégies
contre la violence :
Se soumettre, fuir
ou lutter
Pain (1997)
propose trois stratégies pour
les enseignants
(et les élèves) face à la violence. Si leur formulation
indique clairement son parti, Pain montre que quand aucune de ces trois
réponses sont possibles, la violence, l'agression, sont les seules
issues.
-
Se
soumettre. "Tu
n'as pas tes affaire, mais je ne
dis rien". Evitement, crises éventuelles très ponctuelles.
- Fuir.
Absentéisme
scolaire, qui peut arranger
tout le monde.
- Lutter.
Prévenir le
conflit, médiation
scolaire : "tu as un problème, on va en parler".
La médiation scolaire
- Bonnafé-Schmitt
(2000, chap. 4) a consacré un intéressant ouvrage à ce sujet. Voici les
différentes étapes de réflexion sur cette notion de médiation, issue
d'établissements anglais et américains, qu'il a pu mettre en place dans
divers établissements.
1re phase de sensibilisation aux
conflits. Cette première phase permet aux élèves, via des jeux de
rôles, de réfléchir à différentes manières de résoudre des conflits.
* partir des conflits dans le quartier, afin de relativiser les
conflits scolaires, demander aux élèves de décrire de tels conflits,
puis de leur demander d'expliquer les rôles de la justice et de la
police dans de tels événements.
* Revenir dans
l'établissement, pour leur faire raconter leurs propres "embrouilles",
puis en venir aux personnes qui jouent le rôle de la justice et de la
police pour régler ce type d'affaires.
2e phase de sensibilisation à la médiation.
* Commencer par questionner les élèves sur le sens du mot "médiation",
"médiateur", puis exposer aux élèves différentes formes de gestion de
la médiation : négociation, conciliation, médiation, arbitrage,
jugement.
* Exposer ensuite la parabole de
l'orange. Une mère revient du marché avec une seule orange pour ses
deux enfants de 9 et 10 ans. Les élèves doivent trouver une issue à
cette histoire, sachant que les deux enfants veulent l'orange.
Nous
ne décrirons pas ici les autres phases, qui concernent la désignation
et la formation de médiateurs élèves, car cette procédure est
dépendante des choix faits dans les établissements.
Ce qui est
négociable et ce qui ne l'est
pas
La brochure
du Comité national de la lutte contre la violence à l'école
(s.d., p. 59) indique clairement ce qui peut être négociable
de ce qui ne peut l'être. Ces indications peuvent être utiles
à l'enseignant car, souvent, l'incertitude de ce dernier sur l'aspect
négociable de certains points est inductrice de problèmes.
| Ce qui est négociable,
on peut en délibérer |
Ce qui n'est pas négociable |
|
Dans
l'enseignement
|
Les méthodes et les stratégies
pédagogiques
Les rythmes d'acquisition des
connaissances
Les modes de communication et de
collaboration dans la
classe
Les moments de l'évaluation et la
présentation
en amont des critères d'évaluation pour tel devoir ou contrôle
Le rattrapage d'un cours,
l'adaptation de l'emploi du
temps |
Les savoirs, les contenus de l'enseignement
La nécessité de travailler
Les horaires et les volumes
d'enseignement
L'assiduité, la ponctualité, y
compris
aux enseignements optionnels
Le principe des contrôles, la
définition
des critères d'évaluation, la notation avec les mêmes
critères pour tous
La possession du matériel
pédagogique |
|
Dans
l'ensemble des activités
|
La composition des classes, l'organisation
pédagogique de l'établissement (annuellement, en CA)
L'élaboration et la révision du
règlement
intérieur (périodiquement sous le contrôle du CVL -
Conseil des délégués pour la vie lycéenne -
et du CA)
L'élaboration et l'actualisation
du
projet d'établissement
(idem)
L'orientation (adaptée à chacun)
Les modalités de la formation des
délégués
Les modalités d'accès aux locaux
communs
(CDI, permanence, foyer)
Les activités associatives,
culturelles et sportives
Les modalités de la liberté
d'expression |
La loi morale (respect de l'égale
dignité des personnes, suspension de la violence)
Les règles du droit (public,
pénal,
civil)
en particulier le respect des personnes, des biens et des obligations
scolaires
(assiduité, ponctualité, travail)
L'application du règlement
intérieur
et
notamment du régime des sanctions et des punitions
La mise en œuvre du projet
d'établissement et
de l'organisation pédagogique arrêtés en CA
Les procédures d'orientation
(identiques pour
tous)
Les consignes de sécurité
(ateliers…)
Le principe de la liberté
d'expression |
Analyse de pratiques
-
Reprenez
le tableau des différents
types de violence
scolaire, citez des cas auxquels vous avez été confrontés.
Quelles ont été vos réactions ?
-
Reprenez
le tableau des choses
négociables/non négociables
et discutez-le. Eventuellement, augmentez-le.
Références bibliographiques
Statistiques ministérielles sur la violence
DPD (2001). Recensement des actes de violence à l'école. Note d'information de la DPD, 2. Disponible à ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/ni0201.pdf
Houllé, R. (2006). Les actes de violence recensés dans SIGNA en 2005-2006. Note d'information de la DPD, 30, Disponible à http://media.education.gouv.fr/file/02/6/4026.pdf
Laïb, N. (2008). Les actes de violence recensés par SIVIS. Note d'information de la DPD, 34. Disponible à http://media.education.gouv.fr/file/2008/73/0/NI0834_40730.pdf
Documents ministériels
Comité
national de la lutte contre la violence à l'école. (MEN)
[http://www.education.gouv.fr/syst/pav/default.htm] et surtout ses Recommandations
pour un établissement scolaire mobilisé contre la violence [http://www.education.gouv.fr/syst/pav/violence.pdf] et son vademecum Pour
gérer les situations de crise
[ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/pav/vademecum.pdf]
EDUSCOL (2002). Stop violence ! Dossier disponible à http://eduscol.education.fr/D0093/acc_violence.htm
DGES (2006). Conduites à tenir en cas d'infractions scolaires. Paris : MEN, disponible à http://eduscol.education.fr/D0203/memento_infractions.pdf
DGES (2006b). Réagir face aux violences en milieu scolaire. Paris : MEN, disponible à http://eduscol.education.fr/D0203/guide_reagir.pdf
Autres articles et ouvrages
Bègue,
L. (2004). La violence
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(Eds.), Le défi éducatif
(pp. 307-332). Paris: Colin.
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Charlot, B., & Emin, J.-C.
(Eds.)(1997). Violences
à l'école, état des savoirs. Paris : Colin.
Coslin, P. G. (1997), A propos des
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J.-C. (Eds.)(1997). Violences à l'école, état des
savoirs. Paris : Colin, 181-201.
Debarbieux, E. (2006). Violence à l'école : un défi mondial ? Paris: Colin.
Debarbieux, E., & Blaya, C.
(2008). Violence scolaire. In A. van Zanten (Ed.), Dictionnaire de l'éducation
(pp. 680-684). Paris: P.U.F.
Debarbieux, E., Dupuch, A., Montoya, Y. (1997). Pour
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Emin,
J.-C. (Eds.)(1997). Violences à l'école, état des
savoirs. Paris : Colin, 17-40.
Dupâquier, J. (1999). Les
chiffres de la violence scolaire, mythes et réalité.
Académie des sciences morales et politiques.
[http://www.drmcc.org/html/archives/articles/dupaquier/sommaire.html]
ENA (1999). Séminaire "La
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Garcia, S., Poupeau, F. (2000). Violence
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l'école,
violence de l'élève. Le
Monde Diplomatique, octobre, p. 4 et 5.
Lec, F., & Lelièvre, C. (2007). Histoires vraies des violences à l'école. Paris: Fayard.
Le Monde du 31
octobre
2002. Face
à la violence scolaire, M. Darcos veut changer les mentalités,
p. 11. [http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--296204-,00.html]
Pain, J. (1997). Violences et prévention
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violence à l'école. Les Sciences de l'Education,
30-2,
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Peralva, A. (1997), Des collégiens et de
la violence.
In Charlot, B., & Emin, J.-C. (Eds.)(1997). Violences
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état des savoirs. Paris : Colin, 101-115.
Roché,
S. (2004). L’efficacité des interventions pour lutter contre la
violence et la délinquance en milieu scolaire : résultats des
évaluations d’impact. Rapport pour la Commission nationale du débat sur l'avenir de l'école. Paris : MEN, disponible à http://web.upmf-grenoble.fr/cerat/Recherche/PagesPerso/RocheThelot.pdf
Document SAPEA, Séminaire d'analyse des
pratiques
d'enseignement/apprentissage, IUFM de Grenoble
http://www.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/violence.html