Auteurs : Jol Deschaux & Philippe Dessus, IUFM
Grenoble
Date de rvision : Fvrier 2009 (cration en octobre 2008).
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Rsum: Ce document prsente quelques
caractristiques de l'cole maternelle franaise, la fois d'un point de vue
historique, pratique, et voque galement quelques dbats son propos, comme
la scolarisation prcoce. |
Cette cration est mise disposition sous un contrat Creative Commons. |
Bien que non obligatoire, prs de 100% des enfants de 3 ans (pour seulement 36 % en 1960) frquentent l'cole maternelle en France. Environ 28 % des 2-3 ans la frquentent ; ce dernier chiffre est en diminution constante avec de grandes disparits sur le territoire : rural ou urbain, ducation prioritaire ou non. Leur accueil se fait dans la mesure des places disponibles, alors que la scolarisation des 3 ans est un droit pour tout parent qui en fait la demande : L 113-1 du Code de lÕducation). Il y avait (en 2003) 18 500 coles maternelles (E.M.), scolarisant 2 500 000 enfants (MEN-DGES, 2004).
La rcente description des buts de l'cole maternelle dans le B.O. Hors-Srie N”3 du 19 juin 2008 montre l'importance de l'enjeu de l'cole maternelle : rendre l'lve progressivement autonome, lui faire acqurir le langage oral et dcouvrir l'crit, tout cela en prenant en compte le rythme propre de l'enfant. L'un des buts principaux, galement, est la prparation la scolarit lmentaire.
"LÕcole maternelle a pour finalit dÕaider chaque enfant, selon des dmarches adaptes, devenir autonome et sÕapproprier des connaissances et des comptences afin de russir au cours prparatoire les apprentissages fondamentaux. LÕobjectif essentiel de lÕcole maternelle est lÕacquisition dÕun langage oral riche, organis et comprhensible par lÕautre. Ė lÕcole maternelle, lÕenfant tablit des relations avec dÕautres enfants et avec des adultes. Il exerce ses capacits motrices, sensorielles, affectives, relationnelles et intellectuelles ; il devient progressivement un lve. Il dcouvre lÕunivers de lÕcrit. En rpondant aux divers besoins des jeunes enfants quÕelle accueille, lÕcole maternelle soutient leur dveloppement. Elle largit leur univers relationnel et leur permet de vivre des situations de jeux, de recherches, de productions libres ou guides, dÕexercices, riches et varis, qui contribuent enrichir la formation de leur personnalit et leur veil culturel. [...] Le programme de lÕcole maternelle, sans horaire contraignant, prsente les grands domaines dÕactivit aborder sur les trois annes qui prcdent lÕentre dans la scolarit obligatoire ; il fixe les objectifs atteindre et les comptences acqurir avant le passage lÕcole lmentaire. La mise en Ļuvre du programme doit prendre en compte les tapes et le rythme du dveloppement de lÕenfant."
Plus prcisment, le programme des coles maternelles recouvre les six champs suivants (B.O. Hors-Srie
N”3 du 19 juin 2008) :
Ce programme comporte pour la premire fois des Ērepres pour organiser la progressivit des apprentissages Č (pp. 29-30) de la petite section la moyenne section la grande section maternelle dans les deux premiers domaines : S'approprier le langage oral et Dcouvrir l'crit. Tout en prenant en compte des dcalages dus des diffrences de maturit entre lves (jusquÕ 11 mois dÕcart en terme dÕge, ce qui reprsente par exemple 4 ans, 25 % de vie en plus), ils pourraient permettre une organisation des apprentissages par les enseignants mais aussi une dfinition de critres dÕvaluation pour un parcours de construction de comptences entre 2 et 6 ans.
D'un point de vue ducatif et pdagogique, les enseignants dÕE.M.
sont tout spcialement attentifs aux rythmes des enfants, et considrent que
les diffrentes phases de la journe sont autant de moments la fois ducatifs
: accueil, pauses de collations, restauration scolaire, É et dÕapprentissage
(un important travail sur Ē lÕappropriation du langage oral Č peut
tre effectu lors de la collation : nommer/dsigner des objets, voir
M.E.N., 2004 ; et aussi un travail en lien avec Ē dcouvrir le monde Č :
dcouvrir le vivant, les objets, approcher les quantits et les nombres, etc.).
De plus, le jeu (et plus largement l'activit) est l'un des
moyens privilgis de faire accder la plupart des champs de connaissance
ci-dessus, parmi lesquels le langage oral joue un rle prioritaire y compris
celui de lÕenseignant qui se donne en spectacle, en verbalisant en direct ses
procdures, ses choix cognitifs (par exemple, pour bien crire, je vais choisir
mon stylo noir fin et je vais mÕinstaller bien assis en tenant avec ma main qui
nÕcrit pas ma feuille, ensuite je É).
Bautier (2008) note que ces six domaines sont en fait centrs sur l'acquisition de connaissances plus formelles et intellectuelles qu'on peut le penser (cf. les comptences qui leur correspondent), ce qui peut gner le caractre d'initiation au mtier d'lve (cf. le domaine Ē Devenir lve Č) et l'panouissement que devrait peut-tre avoir cette cole, afin de lutter le mieux possible contre l'chec scolaire et les ingalits sociales. Pour cela, tout le professionnalit des enseignants dÕcole maternelle se manifestera dans les liens effectus entre ces 6 domaines et Ē les mondes des enfants Č : ce qui intresse tous les enfants de 3 ans, ou de 4 ans ou de 5 ans (Boisseau, 2005 ; Brigaudiot, 2000), mais aussi dans le rapport lÕcole et au savoir des parents. Dans ce domaine de compensation des ingalits sociales, leur scurisation et la connaissance de ce qui de fait lÕcole est un lment primordial.
Car il faut aussi comprendre la logique des parents qui sÕappuient sur lÕcole maternelle comme un mode de garde de leurs enfants, absolument ncessaire dans ce temps de famille parfois Ē atomise Č, proximit immdiate de leur habitat et souvent sans autre solution de garde possible (par exemple, trs peu de crches en milieu rural) : un lieu reconnu et gratuit, ce qui nÕest pas un point de dtail quand on connat le nombre dÕenfants issus de familles Ē pauvres Č. Ainsi de plus en plus de parents demandent cette scolarisation considrant la frquentation de lÕE.M. comme une chance pour leurs enfants.
Le rcent rapport du Haut conseil de lÕEducation (H.C.E., 2007) insiste sur une vidence : Ē Il ne peut pas y avoir dÕapprentissages fondamentaux (cycle 2, G.S.-C.E.1) sans apprentissages premiers (cycle 1), et il y a trop dÕlves qui arrivent en C.P. avec de trop grandes difficults de matrise de langage oral. La responsabilit de lÕE.M. ce sujet, sans tre unique, doit donc tre value. Le H.C.E. montre un dcalage entre les programmes (pdagogie par le jeu, importance des plans relationnels et affectifs) et la ralit des pratiques, avec certains enseignants de G.S. alignant leurs mthodes celles de lÕcole lmentaire. Les raisons en sont multiples (manque de formation des personnels, pression des familles pour que lÕE.M. ressemble lÕcole lmentaire).
La
majorit des travaux (assez rares, toutefois) propos des effets de la
scolarisation en cole maternelle souligne que lorsqu'on compare les
performances d'lves scolariss temps plein vs. mi-temps
en EM, les premiers russissent mieux dans les matires Ē de base Č
(alphabtisation, lecture et maths), court terme, et en particulier pour les
enfants des milieux dfavoriss. Les effets sont visibles au moins 2 ans aprs
l'entre en E.M. (INRP-VST, 2005).
Colnot (s.d.) a ralis un tableau historique de l'volution de l'cole maternelle franaise depuis sa cration. En voici les principaux points (E.M.: cole maternelle).
Comme le note Bautier (2008), cette volution est le reflet des conceptions du petit enfant, de ses besoins, de la professionnalisation des femmes, et surtout du rapport entre ducation familiale et scolaire.
Tableau I - Bref historique de l'cole maternelle franaise (d'aprs Colnot, s.d., ajouts de Collectif, 1984 ; Bautier, 2008 ; Rosenzweig, 1997).
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Dates |
Modles de pense |
Elves/enseignants |
Relation/familles |
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1825-30 |
Anctre de l'EM. Priv, confessionnel, charit. |
El. = milieu populaire, familles dans le besoin. Ens. =dames patronnesses et curs. |
Rapport de sujtion des familles, qui n'ont pas leur mot
dire. |
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1880 Naissance de l'EM (3e rp.). Passerelle |
Lacisation des salles d'asile. Centration sur
l'instruction et ducation morale. Chaque classe avait en moyenne 150 lves. |
El. = milieu populaire. 1ers instituteurs = recruts dans classes "mritantes". |
"l'E.M. doit former le passage de la famille l'cole". Passerelle. Pour autant, l'E.M. n'a pas prparer l'cole lmentaire, mais l'apprentissage de la vie sociale. Lien cole/famille important |
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1890-1910 - L'cole asile – Remplace- ment |
Abri social/garderie pour sauvegarder les enfants des
dangers de la rue (P. Kergomard). Hyginisme. On apprend lire en fin
d'E.M., jusque vers 1940. |
E.M. = abri pour enfants classe laborieuse et indigente;
structure de substitution |
Remplacer la famille dans les classes populaires. "Imite les procdures de la mre intelligente et
dvoue" (I.O. 1908). |
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1921-1975 - L'E.M. Tripolaire |
3 missions : garderie, prparation cole lmentaire,
base sur les besoins de l'enfant. |
1950: largissement toutes les couches sociales; puis aussi
les classes moyennes (1960) |
Provenance et exigences de parents se diversifient.
Demande de relations
cole/famille qui voluent. LÕE.M. devient valorise par les classes moyennes
et suprieurs aprs 1950. |
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1970-80 – E.M. et les thories psychologiques - Modle expressif. |
Ses 3 missions sont raffirmes, et revisites avec les principes de la psychologie du dveloppement, et la dtection des handicaps. L'initiation la lecture disparat, au profit de la mise en place des conditions d'acquisition de la lecture (perception rythme, sons, formes, code). |
Instituteurs recruts dans les classes moyennes. Moins de
lien cole/famille |
Rupture avec le modle prcdent (garde+instruction). Importance de l'expression/panouissement. L'enfant n'est plus "dresser". "Tout se passe avant 6 ans Č (cf. : Dodson) |
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Fin 1980 - l'E.M. est une cole. Complment avec famille |
Loi orientation 1989 : 1. Scolariser (dcouvrir le plaisir
d'apprendre), 2. socialiser (cooprer avec d'autres) ; 3. faire apprendre et
exercer (dvelopper ses capacits, autonomie, enrichir ses connaissances).
Apprentissages structurs et interventions didactiques rigoureuses. |
Recrutement niveau licence. Ecart entre les enseignants et
les familles populaires. |
LÕE.M. est complmentaire de l'ducation familiale et elle
prpare la scolarit lmentaire. Les parents sont des partenaires. La
fonction de garde disparat. |
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Fin 1990-2000 - L'cole de la parole - Coducation |
Circulaire de 1999 sur la matrise des langages. Programme
de 2002 : usage efficace de la langue parle. Ē Le langage est la priorit des
prioritsÉ Le langage au cĻur des apprentissagesÉ Č |
Confiance et
information rciproque entre cole-famille. Tend valoriser les
classes moyennes et suprieures : elle suppose un partage des savoirs qui du
coup ne sont plus enseigns, au profit de l'autonomie, la socialisation. Les
familles les moins favorises ne participent pas autant que les autres
cette coducation. |
Dj avant la rcente dclaration du ministre de l'ducation
nationale Xavier Darcos propos de la scolarisation des 2-3 ans : "Est-ce
qu'il est vraiment logique [...] que nous fassions passer des concours bac +5
des personnes dont la fonction va tre essentiellement de faire faire des
siestes des enfants ou de leur changer les couches? ", un dbat assez
important s'est tenu quant l'intrt de scolariser cette tranche d'ge. Il
faut dj noter que peu de pays europens scolarisent les enfants de cet ge
(la Belgique, notamment). Agns Florin (2000) note que, d'une part, la
possibilit d'un tel accueil existe depuis longtemps (1881), mais aussi qu'il
n'a pas volu depuis les annes 1980 : 32 % des enfants scolariss ont entre
2-3 ans en 2002, pour seulement 10 % en 1960. La loi d'orientation de 1989, en
massifiant la scolarisation des enfants de 3 ans, indique que
"L'accueil des enfants de 2 ans est tendu en priorit dans les coles
situes dans un environnement social dfavoris, que ce soit dans les zones
urbaines, rurales ou de montagne" (loi du 10/7/89). De plus, de trs
grandes disparits existent entre dpartements (de 15 % 90 %, avec les plus
forts taux dans l'ouest, le nord et le centre de la France, voir DEP 2003).
Un argument souvent avanc est celui qui montre que plus la scolarit pr-lmentaire
est longue, moins les lves redoublent ensuite (notamment au CE2) : 91 % des
enfants scolariss 2 ans passent en CE2, contre seulement 77 % de ceux
scolariss 4 ans et plus, mais 88 % de ceux scolariss 3 ans (DEP 2003).
Agns Florin (2000) montre que ce gain de 2 % est minime, et qu'il ne prend pas
en compte d'autres facteurs importants (quel mode de garde des enfants non
scolariss ? quel avis des parents sur la scolarisation prcoce?), qui peuvent
eux aussi influer sur ce taux d'accs.
Il existe de nombreuses tudes ayant valu les effets de cette scolarisation
(voir A. Florin, 2000, pour une synthse). Elles ne concluent pas toujours sur
des effets importants, mais peuvent montrer des acquisitions langagires
un peu meilleures. Ce sont les lves des catgories sociales extrmes (les
plus et les moins favorises) qui bnficient le plus de la scolarisation
prcoce. Elle est aussi plus bnfique dans des coles classes Z.E.P. que hors
Z.E.P. (DEP 2003). Enfin, le fait que ce soient les enseignants qui scolarisent
le plus leurs jeunes enfants en maternelle peut montrer qu'ils trouvent l une
rponse une demande d'ducation plus que de garde.
Tableau II – Lien entre scolarisation en EM et non redoublement (MEN, 2004)
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Nombre dÕannes lÕcole maternelle |
Scolarit ordinaire sans redoublement |
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4 |
79,2 % (+1,8 %) |
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3 |
77,4 % |
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2 |
72 % |
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1 ou moins |
63,1 % |
Tableau III – Effet de la scolarisation 2 ans sur les notes moyennes aux valuations CP-CE1.
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Evaluation |
Gains pour les lves scolariss 2 ans sur 100 points |
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Dbut C.P. |
de 2,2 4,2 |
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Fin C.P. |
de 3,2 3,8 |
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Fin C.E.1 |
de 3,2 4,2 |
On montre des effets positifs de la scolarisation 2 ans : Ē quoique plus limits que ceux dÕune scolarisation 3 ans par rapport une entre lÕcole 4 ans dans le dveloppement langagier, les apprentissages fondamentaux et les parcours scolaires sans redoublement [...] Les petits sont tout aussi scuriss affectivement lÕcole quÕils le sont la crche [...] Les effets positifs sont surtout reprs pour les milieux dfavoriss mais ils existent aussi dans les autres milieux [...] (A. Florin, 2000, 2004) Č.
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Section/Besoins-Objectifs |
Types d'activits possibles |
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Section des petits |
Caractristiques principales : caractre ludique ;
constitution de groupes simultans ; trs bien organiss. |
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Besoin de scurit |
Importance de l'accueil : cration de diffrents ateliers. |
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Objectif de socialisation |
Crer des coins jeux/ateliers pour favoriser des
situations de communication. Mener des exprimentations. Importance des lieux
de regroupement. Des promenades, visites, invitations entre classes. |
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Besoin de mouvement |
Importance de prendre en compte les besoins de mouvement,
de repos, affectifs, tous dans une grande scurit. |
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Section des moyens |
Etape de transition (consolider les acquis de petite
section) : temps privilgi de l'expression de soi (langage, corps...) |
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Scurit |
Faire prendre en charge l'organisation de certains
ateliers par les lves. |
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Mouvement |
Besoin de mouvement intensifi (amnagement de lÕespace),
mais aussi restreint (meilleur contrle). |
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Socialisation |
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Expression |
Chaque instant est temps de langage. Proposer des moyens pour
inciter les lves se parler. Importance accrue de l'expression manuelle et
corporelle |
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Section des grands |
Importance de la confrontation avec les pairs.
Identification des modles non parentaux. |
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Dsir de grandir |
Sieste qui disparat. Autonomie dans
l'habillage/dshabillage. Comportements autonomes en ateliers |
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Besoin d'ouverture aux autres et au monde |
Commence sortir de l'gocentrisme. Dcouverte des codes
sociaux (lecture). Dplacements dans l'cole et
hors de lÕcole |
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Besoin de s'organiser dans le travail |
Commencer laisser un degr dÕautonomie notamment
matrielle aux lves dans
lÕorganisation de leur travail. |
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Textes ministriels
et officiels
BO (2008). Hors-srie n” 3 du 19 juin
2008 : programme de l'cole maternelle. Disponible http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/programme_maternelle.htm
MEN-DGES (2004). L'cole maternelle en France. Paris : MEN. Disponible
http://eduscol.education.fr/D0039/ecole-maternelle.htm
MEN (2002). Qu'apprend-on
l'cole maternelle ? Paris : CNDP-XO. Disponible http://webu2.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/www.cndp.fr/ecole/quapprend/pdf/755a0211.pdf
MEN (2003).
Pour une scolarisation russie des tout-petits. Paris : CNDP. Disponible http://www.cndp.fr/produits/detailsimp.Asp?Ref=755A0385
Site
internet
Textes de rfrence sur l'cole maternelle. Disponible http://eduscol.education.fr/D0101/programmes-textes-reference.htm
Ouvrages et articles
Bautier, E. (2008). Entre "cole maternelle". In A. Van Zanten
(Ed.) Dictionnaire
de l'ducation (pp. 178-180). Paris : PUF.
Boisseau,
P. (2005), Enseigner
la langue orale lÕcole maternelle, Retz.
Brigaudiot,
M. (2000), Apprentissages
progressifs de lÕcrit lÕcole maternelle, PROG, Hachette, INRP.
Collectif (1984). L'cole avant six ans, guide du matre. Paris : Bordas, coll. R.
Tavernier.
Colnot (s.d.). Tableau historique sur l'volution de l'cole maternelle.
Disponible : http://www.ac-nancy-metz.fr/cefisem/petenfance/docs_petenfance/historique.pdf
DEP (2003). Faut-il dvelopper la scolarisation
2 ans ? Education
et Formations, 66, Disponible ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue66/question1.pdf
Florin, A. (2000). La scolarisation 2 ans et autres modes
d'accueil. Paris : INRP.
Florin, A. (2004). Les modes de garde deux ans. Qu'en dit la recherche ?
Rapport de synthse pour le PIREF. Disponible http://escol.univ-paris8.fr/IMG/pdf/Modes_de_garde_a_deux_ans.pdf
HCE (2007). LÕcole primaire, bilan des rsultats de lÕcole. Paris : HCE,
disponible http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/40.pdf
Luc,
J.-N. (Ed.) (1999) L'cole maternelle en Europe (XIXe-XXe sicles). Histoire de
l'ducation, 82 [Numro spcial]. Disponible http://www.inrp.fr/publications/edition-electronique/histoire-education/RH082.pdf
INRP-VST (2005). L'ducation
avant 6 ans. La lettre d'information de la VST, 11. Disponible
http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/octobre2005.htm
Suchaut B. (2007), Universit
de Bourgogne, Elments
dÕvaluation de lÕcole primaire franaise. monsite.orange.fr/bruno.suchaut/
Rosenzweig, F. (1997). L'cole maternelle et la lecture. In C. El Hayek (Ed), Petite enfance,
veil aux savoirs (pp. 149-156). Paris : La Documentation Franaise.
Document SAPEA, Sminaire d'analyse des pratiques d'enseignement/apprentissage, IUFM de Grenoble
http://www.upmf-grenoble.fr/sciedu/pdessus/sapea/ecolematernelle.html