Que faire avancer dans l’étude des EIAH : la technique, l’ingénierie ou l’expérimentation ?
Réponse au texte de Pierre Tchounikine " Ingénierie des EIAH "
Atelier " Fondements des EIAH " Plate-forme AFIA 2001 " L'ia informatique de la connaissance ", 28 juin
Philippe Dessus, LSE Grenoble ; Philippe.Dessus@upmf-grenoble.fr

Qu’est-ce qu’un EIAH ?

Dans le texte d’introduction à la Plate-forme AFIA, on peut comprendre que les EIAH sont le produit d’une convergence entre : Cette liste peut être pertinente, mais ne permet guère de définir ce qu’est un EIAH, ou plutôt ce que cela n’est pas. D’une part, un regroupement plutôt qu’un resserrement de préoccupations de recherche a des chances de faire augmenter le flou. Ensuite se pose la question des absents de la liste, pourquoi la philosophie ou la linguistique ne pourraient participer aux EIAH ? Enfin, certains (Bergia, 2001) excluent certains systèmes des EIAH " car ils ne réalisent pas un véritable suivi individualisé (modèle de l’apprenant très limité) et se limitent généralement à un transfert de connaissances au lieu de proposer un environnement avec lequel l’élève va interagir pour construire son apprentissage " (p. 38).

Que faire avancer ? La technique, les méthodes ou l’expérimentation ?

J’ai relevé et classé, dans la présentation de Tchounikine, certaines idées qui montrent dans quelles directions l’ingénierie des EIAH peut se développer. Travailler sur les EIAH, c’est travailler notamment dans trois directions qui sont toutes trois acceptables. Mais la poursuite simultanée de deux d’entre elles — ou des trois — peut causer des incompatibilités ou des antagonismes.