| Laboratoire
des Sciences de l'Education (EA 602)
Université Pierre-Mendès-France, BP 47 F-38040 Grenoble Cedex 9 Directeur : Pascal Bressoux Membres du laboratoire Travaux 94-98 Rapport 1998-2001 Dernière mise à jour : 1.02.2002 |
Présentation Les dispositifs et les parcours : le curriculum L'évaluation des politiques éducatives et de formation Santé et éducation du patient Projets de l'équipe
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Le GREIF (Groupe de Recherche sur l’Evaluation et l’Ingénierie de la Formation) centre ses recherches sur les phénomènes liés à l’évaluation dans le champ de l’éducation et de la formation. S’interroger sur l’évaluation aujourd’hui se justifie d’autant plus que celle-ci est devenue un élément inhérent au fonctionnement de toutes les organisations des pays développés et particulièrement de leurs systèmes éducatifs. Les pratiques d’évaluation, les phénomènes qu’elles induisent, les méthodes qui sont employées sous leur couvert sont ainsi porteurs de questions sans cesse renouvelées pour la recherche.
L’objet d’étude : l’évaluation des dispositifs de formation Il s’agit donc d’étudier, plus particulièrement, les processus et les effets des dispositifs de formation (curricula, programmes, méthodes, politiques éducatives et de formation dans leurs dimensions locales, au niveau des organisations et des mésostructures). Ces " objets " se situent dans différents contextes : le domaine scolaire, la formation professionnelle, le domaine de l’éducation à la santé.
Les problématiques Les questions posées par la régulation des dispositifs éducatifs, la pratique des procédures d’évaluation et d’examen, les parcours des apprenants, la validation des acquis et celle des compétences ainsi que les nouvelles formes de certification et de participation des acteurs aux politiques éducatives locales nourrissent les problématiques de recherche construites par les chercheurs du GREIF.
Ces problématiques, élaborées dans les différents travaux tentent de construire l’évaluation comme objet de recherche en définissant celle-ci comme pratique sociale à travers le comportement et les relations des acteurs, (Barbier, 1985 ; Monteil, 1989; Demailly, 2001) ; comme pratique intellectuelle consistant, non seulement à mesurer les effets de l’éducation, mais aussi à introduire la rationalité dans les jugements portés sur les performances des sujets et des dispositifs (Le Poultier, 1998 ; Duru, Mingat, 1988, 1993) ; comme pratique éducative accompagnant l’enseignement et l’apprentissage (Cardinet, 1986 ; Allal, 1991 ; Grégoire, 1996 ; Noël, 2001) ; comme pratique professionnelle avec le développement des " référentiels " (Faure, Pollet, Warin, 1995 ; Pastré, 2002), comme pratique régulatrice, dans le cadre du fonctionnement curriculaire (Allal, 1991) comme dans celui de la conduite des politiques éducatives publiques (CNRS, 1997).
La méthodologie La recherche concernant l’évaluation comporte naturellement une importante activité méthodologique. Il ne s’agit pas seulement d’utiliser l’instrumentation des Sciences Sociales pour recueillir et interpréter des données (performances, comportements, opinions, etc. ) mais aussi et surtout de construire et de justifier des "indicateurs" censés constituer les "traces" des phénomènes observés. Où trouver ces traces et comment construire leur relation avec l’objet dont elle sont censées reproduire les caractéristiques et la "valeur" ? Comment les observer et ensuite les mesurer ? Autant de préoccupations spécifiques partagées par les chercheurs concernés. La méthodologie d’évaluation développée par le GREIF est fondée sur la référentialisation (Figari, 1994 ; 2001), notion désignant l’ensemble des procédures permettant de modéliser l’évaluation et d’élaborer un protocole qui établit un lien logique entre référents, critères et indicateurs de l’évaluation.
Dans les recherches du GREIF, les problématiques d’évaluation s’appliquent à trois types de situations de formation : le curriculum (§ 1), les politiques éducatives et de formation au niveau local, qu’elles soient scolaires ou professionnelles (§ 2), les situations d’éducation à la santé (§ 3).
L’étude du curriculum présente une histoire particulièrement longue dans les pays anglo-saxons (Tyler, 1949 ; Williams, 1961 ; Young, 1971) et a donné lieu à divers travaux dans les pays francophones (Forquin, 1984 ; Isambert-Jamati, 1990 ; Perrenoud, 1994). Cependant, l’évaluation des dispositifs et des parcours qui constituent le curriculum reste un objet de recherche peu exploré. Cette lacune ne permet ni de disposer de connaissances fiables sur les effets de telle ou telle organisation des enseignements ou des formations, ni d’avoir un regard d’ensemble sur les expériences des sujets pris en charge par les systèmes d’éducation ou de formation. De fait, cette omission – qui est également gênante vis-à-vis des choix des politiques éducatives (Dutercq, 2000 ; Demailly, 2001) – dégage un large domaine de recherche.
Ces recherches s’inscrivent dans
une définition du curriculum caractérisée par : 1-
La répartition de contenus étalée et organisée
dans le temps. Ces contenus sont conçus comme des constructions
sociales liées à des choix culturels. 2- La construction
de dispositifs, d’enseignement ou de formation, permettant l’acquisition
des contenus. Un dispositif représente un ensemble de situations
d’apprentissage liées aux finalités du curriculum. 3- Le
suivi de parcours ménageant des choix à l’apprenant, dans
le cadre d’une institution d’éducation ou de formation. Ces parcours
permettent au sujet de valoriser, plus ou moins bien, l’ensemble des contenus
et des situations d’apprentissage rencontrées. La démarche
de recherche adopte les 3 étapes du modèle I.C.P. (Figari,
1994) : (1) Comprendre ce que l’environnement - dans lequel s’inscrit le
curriculum ou le dispositif évalué - induit pour les
acteurs. (2) Déterminer dans quelle mesure ce qui est construit
par ces acteurs s’inscrit - ou non - dans les finalités du curriculum.
(3) Évaluer les effets produits sur les acteurs par le dispositif
ou le curriculum.
L’évaluation des dispositifs d’enseignement et de ses effets sur le curriculum réel (Grangeat, M.)
Ces travaux actuels prolongent
nos études doctorales portant sur le rôle des régulations
métacognitives dans l’articulation entre évaluation et différenciation.
Il s’agit de comprendre en quoi une formation centrée sur l’évaluation
de leurs propres dispositifs permet une amélioration des conceptions
et des pratiques curriculaires des enseignants. Cette amélioration
tendrait vers une prise en compte des aspects curriculaires selon trois
dimensions : 1- Intégration des pratiques personnelles dans un projet
d’équipe concernant l’organisation et la planification des contenus
; 2- Attention portée à l’évaluation des effets des
dispositifs sur les apprentissages ou les conduites des élèves
; 3- Prise en considération de la particularité de certains
des élèves et de leurs parcours au sein de l’école
ou du système éducatif. Le cadre théorique est délimité
par trois références : l’évaluation comme construction
du sens (Jorro, in Figari, Achouche, Eds, 2001 ; Bonniol et Vial, 1997)
; la place centrale des acteurs dans l’élaboration des référentiels
(Figari, 2001 ; 1994) ; la régulation métacognitive comme
processus de changement (Grangeat, 1999 ; Noël et coll. 1995). La
méthodologie est fondée sur la démarche de référentialisation.
Le recueil de données s’effectue par entretiens, questionnaires
et observations.
Ces travaux ont donné lieu
à deux publications dans des ouvrages collectifs, une publication
dans une revue, deux communications lors de colloques, l’organisation d’un
symposium et à une conférence de formation. Un article est
soumis.
Le rôle de la pensée des enseignants dans leurs pratiques d’évaluation de l’apprentissage (Alves, P.)
Cette recherche descriptive,
compréhensive et interprétative (Erikson, 1996) est modélisée
par la référentialisation (Figari, 1994). La problématique
consiste à savoir dans quelle mesure les conceptions d’évaluation
des enseignants guident leurs pratiques. La recherche s’appuie sur les
travaux de Tyler (1949), Stufflebeam (1976), Scriven (1967), Guba, Lincoln
(1981), House (1992), Cronbach, Nadeau (1988) et Figari (1988). Le débat
épistémologique relatif à la rationalisation des procédés
d’évaluation permet d’identifier (Rodrigues, 1998) trois paradigmes
de l’évaluation : objectiviste, subjectiviste et dialectique ; la
contextualisation curriculaire conduit à l’articulation entre ces
paradigmes et les théories curriculaires (technique, pratique et
critique). Pour évaluer les conceptions et les pratiques d’évaluation
a été interrogé un échantillon de 529
enseignants des niveaux élémentaire et secondaire, représentatif
de la population concernée. L’étude porte sur les établissements
du district de Braga (secteurs rural, urbain et semi-urbain). Les résultats,
obtenus par analyse statistique, montrent que les dispositifs seuls n’ont
pas la capacité à produire des changements, ni au niveau
des conceptions ni à celui des pratiques évaluatives. Ce
qui pose un problème de formation des enseignants à l’évaluation.
Ces travaux ont donné lieu
à 1 thèse de doctorat soutenue à Grenoble le 9 juillet
2001 ; à un article dans une revue ; à une participation
dans un ouvrage collectif ; à deux communications publiées
dans des colloques. Un ouvrage est à paraître.
Les effets du curriculum de formation des enseignants du secondaire à l’évaluation pédagogique. L’exemple des stagiaires professeurs des lycées et collèges formés à l’école normale supérieure de Libreville (Gabon) (Ibouanga, J.)
La recherche porte sur les effets
d’un curriculum de formation des enseignants du secondaire à l’évaluation
pédagogique. L’exemple étudié est celui de l’école
normale supérieure (E.N.S) de Libreville. Elle s’inscrit dans le
cadre des travaux qui tentent d’expliquer la meilleure façon de
former différents publics (élèves, stagiaires, professionnels,
etc.) aux savoirs et savoir-faire nécessaires à l’évaluation
pédagogique. Elle s’inscrit à la fois dans les travaux sur
la théorie du curriculum (Forquin, 1996 ; Danvers, 1994 ;
Perrenoud, 1994, etc.), sur la relation entre didactique professionnelle
et évaluation (Pastré, 1992 ; Mayen, 1999), sur la pensée
des enseignants (Tochon, 1993), de psychologie sociale (notions d’attitudes,
de représentations, de rôles d’enseignants) sur l’évaluation
scolaire (jugement, biais d’évaluation, études de docimologie).
Il s’agit : 1) de décrire les pratiques évaluatives réelles
(déclarées) des enseignants ; 2) de vérifier si les
connaissances acquises en formation dans le domaine de l’évaluation
pédagogique sont évoquées ; 3) de vérifier
si ces connaissances modifient les pratiques évaluatives déclarées
des enseignants formés. L’hypothèse générale
qui guide l’étude repose sur l’idée selon laquelle les pratiques
d’évaluation des enseignants vont dépendre des connaissances
acquises en formation et de la manière dont ils vont s’en servir
en milieu professionnel. Autrement dit, la compréhension des pratiques
évaluatives suppose de prendre en considération les savoirs,
les référentiels, les conceptions, attitudes, représentations
ainsi que les caractéristiques culturelles des enseignants qui sous-tendent
leur identité professionnelle. La méthodologie utilisée
est celle d’une évaluation comparative de deux groupes d’enseignants
(formés et non formés à l’évaluation pédagogique)
par une démarche d’analyse thématique des entretiens et des
questionnaires d’une part et par l’analyse des traces écrites de
l’évaluation (études des annotations des correcteurs) d’autre
part. Les résultats de l’enquête exploratoire en cours de
traitement laissent apparaître la forte inclinaison des enseignants
à l’évaluation sommative (ils privilégient la note)
dans leurs pratiques évaluatives, pratiques contribuant ainsi à
"couler davantage les élèves déjà en situation
d’échec" dans un environnement de classes surpeuplées.
Ces travaux ont donné lieu
à un DEA (1999) et à une communication ; une thèse
est en cours.
Sur les relations entre le curriculum caché et la construction identitaire (Prahecq, H.)
Le curriculum B.A.F.A., formation
non professionnelle à l’animation de centres de vacances et de loisirs,
est abordé ici dans sa dimension cachée, en faisant l’hypothèse
d’effets de la formation non prévus par le dispositif quand il est
suivi par des adolescents de 17 à 20 ans, en quête d’identité.
Il s’agit en effet, à partir des théories constructivistes
de l’identité (Piaget, Inhelder 1955) envisagée dans son
utilité fonctionnelle et dynamique (Tap, 1991 ; Perron , 1985),
d’une part, et mise en relation avec les éléments de la sociologie
du curriculum (Perrenoud, 1994, 1998), d’autre part, de chercher si et
comment le passage par une formation de ce type joue sur la construction
de l’identité. Les recherches longitudinales mises en place et en
cours d’analyse s’interrogent sur l’évolution des représentations
sociales de l’animateur et des intérêts pour la formation,
mesurés à partir d’échelles de type Likert lors de
cinq étapes de la formation. Elles mettent en évidence un
effet maturant non prévu par celui-ci, repérable dans une
construction progressivement cohérente et partagée des représentations
sociales, l’apparition d’un meilleur rapport au réel et le dépassement
de certaines problématiques adolescentes (autonomisation, estime
de soi, sens des responsabilités). Ces travaux font suite à
des premiers travaux sur l’évolution de l’estime de soi et les effets
d’un dispositif de formation B.A.F.A. (Prahecq 1995, 1998, 1999).
Ces travaux ont donné lieu
à 1 communication. Un DEA a été soutenu, une thèse
est en cours.
Education et développement au Bénin : le rôle des dispositifs non formels (Baba-Moussa, A. R.)
Dans les pays en développement,
une action éducative visant la participation de la jeunesse au développement
suppose les actions complémentaires du système scolaire et
de dispositifs d’éducation non formelle. En s’appuyant sur certains
aspects de la problématique du développement et de la sociologie
des organisations (Laville et Sainsaulieu, 1997 ; Friedberg, 1993), une
recherche, menée au sujet des associations de jeunesse, permet de
remettre en question la notion de système scolaire tel qu’il se
présente dans le monde occidental sous la forme de l’école
et de ses programmes et de montrer, en alternative, l’adéquation
du parcours éducationnel (ou curriculum) particulier proposé
par ces dispositifs pour répondre aux besoins d’éducation
spécifiques au contexte et aux exigences du développement
du Bénin.
Ces travaux ont donné lieu
à une communication. Une thèse a été soutenue
(6 nov. 2000). Un article est soumis
Evaluation et discours - Pour une pragmatique de l’évaluation (Achouche, M.)
Motivée au départ
par des préoccupations surtout méthodologiques (recherche
d’une meilleure adéquation des méthodes aux questions posées
par la démarche de référentialisation), la recherche
aborde cependant les problèmes épistémologiques liés
aux différentes logiques de l’évaluation (logique objectiviste,
logique subjectiviste et logique dialectique), à travers une analyse
critique des discours produits par les principaux auteurs. S’appuyant,
d’une part sur les travaux de G. Figari, de F. Dubet, de B. Charlot et
E. Bautier ainsi que sur ceux de J. Habermas, la recherche utilise d’autre
part les développements effectués en linguistique énonciative
(Culioli, Maingueneau, etc.) pour poser les bases d’une "pragmatique de
l’évaluation", qui consisterait en une prise en compte réelle
des dires des acteurs impliqués dans le fonctionnement d’un dispositif.
Les études menées, qui concernent l’évaluation de
trois dispositifs, à divers stades de leur élaboration ou
de leur fonctionnement, montrent comment l’utilisation d’analyses de discours
adaptées au projet d’évaluation, permet d’articuler à
la fois le sujet et le système, en se plaçant du point de
vue de l"‘émetteur" et de celui du "récepteur", considérés
comme des "coproducteurs" du dispositif.
Ces travaux ont donné lieu à trois communications en colloques, à la participation à un rapport de recherche ; l’auteur a coédité un ouvrage sur la recherche en évaluation.
Á partir des concepts et des
méthodes développés dans le cadre de l’analyse des
politiques publiques (Monnier, 1992 ; Muller; 1994 ; Muller et Surel, 1998)
et de l’évaluation des politiques publiques, (CSE 1991 à
1997, Lascoumes et Setbon, 1998), le GREIF a entrepris des recherches sur
l’évaluation des politiques. Si toute politique a tendance à
constituer un ordre local (Fiedberg, 1993) et à proposer un cadre
normatif d’action, elle peut également être lue comme la construction
des représentations et des pratiques socialement légitimes
à un moment donné. En tant qu’objet d’évaluation,
une politique est alors conçue comme l’interaction entre trois dimensions
indissociables : des principes généraux, des valeurs, l’affirmation
de droits, l’affichage d’intentions et de décisions (" la politique
") ; des objectifs opératoires, des moyens humains, organisationnels,
matériels et financiers (" le programme ") ; la manière dont
les acteurs se saisissent, interprètent, adaptent ou reconstruisent
les cadres d’action qui leur sont donnés (" les pratiques "). La
démarche d’évaluation adoptée par le GREIF consiste
à étudier simultanément la conception, la mise en
œuvre et l’utilisation d’une politique pour en expliquer les effets. C’est
le cas dans les recherches consacrées respectivement à la
contribution des acteurs à l’évaluation des politiques post-bac
dans les lycées, aux relations entre la fonction d’inspection et
l’évaluation des politiques éducatives, au rôle des
acteurs dans l’évaluation d’une politique territoriale, et enfin
aux politiques et pratiques de formation des entreprises en liaison avec
les transformations des contenus et de l’organisation du travail, aux politiques
éducatives françaises analysées sur le long terme,
aux politiques publiques nationales et européennes appliquées
aux services d’intérêt général.
La fonction d’inspection et l’évaluation des politiques éducatives (Jolland, M.)
Dans un contexte marqué
par l’évolution des missions et des pratiques des corps d’inspection
dans le système éducatif et par la montée en puissance
de l’évaluation institutionnelle, la recherche engagée porte
sur les relations entre la fonction d’inspection et l’évaluation
des politiques éducatives dans l’enseignement agricole. Il s’agit
de savoir en quoi les pratiques des inspecteurs contribuent à la
fois à l’évaluation de l’objet politique éducative
et au développement de l’évaluation en tant qu’objet constitutif
de la politique éducative. Le champ théorique de référence
est double : d’une part, l’approche " politique publique " prenant en compte
les théories et les modèles de l’évaluation des politiques
publiques (approche " française de l’évaluation des politiques
publiques : Conseil scientifique de l’évaluation 1991 à 1997,
Monnier 1992, Conseil national de l’évaluation, 2000) ainsi que
le courant d’idées représenté par les travaux de Faure,
Pollet, Warin (1995) s’attachant à la " construction du sens " autour
de la notion de " référentiel " ; d’autre part, l’approche
" sciences de l’Éducation " représentée par les synthèses
de Charlot et Beillerot (1995) et la modélisation de la pratique
d’inspection comme pratique d’évaluation que permet la référentialisation
(Figari, 1994). La méthodologie pratique l’analyse fonctionnelle
et organisationnelle en s’appuyant sur une modélisation du système
d’évaluation de l’enseignement agricole à partir des textes
produits par l’institution et d’entretiens exploratoires. Dans une première
phase, est élaboré un instrument d’évaluation de dix
établissements scolaires soumis à un groupe d’inspecteurs.
Les données obtenues et les problèmes rencontrés dégagent
une première analyse situant les éléments du processus
d’évaluation traités par les inspecteurs dans la part jouée
par les différents acteurs dans la politique de l’établissement.
La phase actuelle comprend la conduite d’entretiens auprès de responsables
des politiques éducatives, de chefs d’établissements, d’inspecteurs
ainsi que l’analyse des rapports d’évaluation. L’ensemble des résultats
contribuent progressivement : (1) à définir le statut des
évaluations conduites par des inspecteurs, (2) à faire apparaître
la part des différents acteurs dans le système d’évaluation
des politiques éducatives de l’enseignement agricole, (3) à
poser les axes d’un modèle d’évaluation des politiques éducatives.
La recherche a donné lieu
à un DEA, à une publication dans un ouvrage collectif, à
deux communications lors de colloques, à trois conférences
de formation ; une thèse est en cours.
Evaluation d’une politique territoriale : le rôle des acteurs (Masson, C.)
L’éducation est un des
axes forts des contrats de ville : cohérence des politiques contractuelles,
articulation des dispositifs, partenariat sont les formes nouvelles des
domaines d’action à explorer dans le volet éducation. L’inscription
territoriale de politiques éducatives est une reconnaissance explicite
du contexte local ; cependant, la mise en œuvre de l’action publique ne
peut jamais s’analyser en termes d’exécution passive. L’action de
l’Etat est dépendante de la marge d’action ou d’inaction des acteurs.
La recherche vise à évaluer le rôle des acteurs : il
s’agit de partir de la réalité locale et d’observer comment
les acteurs locaux s’emparent de la politique éducative, comment
ils s’impliquent et ce que cela produit. Sont utilisés, comme approche
complémentaire aux sciences de l’éducation, les concepts
théoriques de l’analyse des politiques publiques conjugués
à ceux de la sociologie des organisations. La méthode en
cours de conception comprend une première enquête exploratoire
pour déterminer comment les participants arrivent à jouer
leurs rôles respectifs, les atouts dont ils disposent et les contraintes
qui pèsent sur eux ; l’examen des fiches actions du volet éducation
élaborées par deux villes ; des entretiens auprès
des personnels qui travaillent dans et en coopération avec l’école.
La préparation d’un DEA
est en cours.
Le rôle de l’évaluation dans le pilotage des politiques de formation dans les organisations (Gautier, G., Figari, G., Michaud, M.)
Le développement de la
formation continue dans les entreprises en Europe peut être considéré
comme un ensemble de signes et de produits de leurs politiques éducatives.
Ces dernières, visant une plus grande efficacité interne
par l’amélioration des compétences des salariés, donnent
lieu à évaluation régulière. L’hypothèse
du rôle de l’évaluation dans le pilotage d’une politique éducative
(modèle systémique de régulation, Le Moigne, 1995),
permet de dégager des significations à partir de l’analyse
des pratiques d’évaluation et des types de résultats ou d’effets
attendus par les acteurs concernés. La question est ainsi de savoir
à quoi et comment l’évaluation est utilisée pour conduire
et faire évoluer la politique de formation. Cette question été
explorée à travers une étude européenne comparative
des politiques de formation conduites dans 18 entreprises de 3 pays européens
(programme d’étude LEONARDO TRAPPO). La construction d’un
même référentiel d’évaluation, selon les procédures
proposées par Figari (1994), pour toutes les études monographiques,
a permis, à partir d’un ensemble d’indicateurs communs, de construire
des instruments de recueil de données utilisés dans les trois
pays (questionnaire, analyse documentaire et grilles d’entretien) et de
les appliquer dans les six entreprises françaises faisant partie
du panel (de 100 à 9 000 employés : questionnaire sur un
échantillon de 20 % à 55 % des effectifs). L’étude
de ces pratiques d’évaluation a mis en évidence des styles
différenciés de pilotage des politiques de formation (utilitaires,
rationnels, informels et prospectifs). L’analyse concomitante des enjeux
liés à ces pratiques d’évaluation, résultant
eux-mêmes des contingences propres à chaque entreprise (Mintzberg,
1982) incite aujourd’hui à approfondir l’étude de la relation
entre ces pratiques, les styles de pilotage correspondants et l’identité
ou la culture organisationnelle de ces entreprises (Sainsaullieu, 1997).
Une telle recherche veut contribuer à éclairer l’hypothèse
d’une dimension culturelle de la compétence, que les politiques
de formation continue d’entreprises viseraient à développer.
Cette recherche a donné
lieu à production d’un rapport de recherche auprès de l’Union
Européenne (LEONARDO-DG XXII), à quatre communications lors
de colloques ; une thèse est en cours.
L’évaluation des politiques d’information scolaire (Contensouzas, D.)
La question centrale est celle
de l’information scolaire des lycéens de classes de terminales et,
au delà, celle des agents chargés de fournir au élèves
les renseignements nécessaires pour les aider à faire leurs
choix d’orientation. La recherche a pour objet l’évaluation par
les protagonistes d’une politique d’information post-bac mis en œuvre par
les lycées et le ou les centres d’information et d’orientation d’un
bassin. Le cadre théorique est construit à partir de l’analyse
cognitive des politiques publiques (Muller & Surel, 1998, Muller, 2000)
pour saisir les politiques d’information ; il convoque la sociologie de
l’action pour prendre en compte le rapport des agents à leurs actions
(Bourdieu, 1972, 1980) et prend en compte l’approche cognitive des représentations
sur les conduites d’orientation (Guichard & Huteau, 2001). La méthodologie
d’analyse est fondée sur l’approche par le référentiel
comme cadre d’interprétation du réel (Muller, 2000). La méthodologie
d’évaluation se réfère à la référentialisation
(Figari, 1994) et aux principes généraux du Conseil Scientifique
de l’Evaluation (1996). Le recueil des données est effectué
par entretiens et questionnaires auprès des agents principaux et
des élèves. Les résultats attendus doivent mettre
en valeur le rôle spécifique des CIO dans ce domaine.
Cette recherche a donné
lieu à une communication lors d’un colloque ; une thèse est
en cours.
Politiques et pratiques de formation des entreprises et transformation des contenus et des modalités d’organisation du travail (Fernex, A.)
Cette recherche comporte une
double dimension. Une première partie du travail consiste à
analyser les transformations qui s’opèrent dans le champ du travail
et de son organisation et de mettre en évidence de nouvelles formes
de travail caractérisées par la recherche de flexibilité
(fonctionnelle et numérique), de responsabilisation et d’autonomie,
de polyvalence, mais également par la tendance à l’intensification
du travail (Gollac et Volkof, 1996). Ce dernier phénomène
est au cœur des développements de la recherche. Sont ainsi traitées
les questions de la définition théorique de l’intensité
du travail (en particulier dans ce qui la distingue de la productivité),
de sa mesure (validité et pertinence des matériaux collectés
et choix des critères), des évolutions observées.
Prenant appui sur des enquêtes nationales et européennes effectuées
auprès des salariés, la recherche montre que les conditions
de travail tendent à se dégrader sous le double impact de
l’accentuation des pénibilités traditionnelles (exposition
au bruit, à la chaleur…) et du développement de nouvelles
formes de contraintes et de pression (charge mentale accrue, soumission
au temps…). Sur ces bases, une seconde partie du travail traite des politiques
et pratiques de formation profesionnelle des entreprises, en liaison également
avec les mesures de réduction du temps de travail. Ces travaux,
au travers de l’examen d’accords signés au sein de branches ou d’entreprises,
tendent à montrer que la formation professionnelle connaît
de profonds bouleversements et devient de plus en plus un processus individuel
et individualisé.
Ces recherche ont donné
lieu à production d’un rapport de recherche auprès de l’Union
Européenne (DG V), à une communication à l’occasion
d’un sémianire du Centre d’études de l’emploi, à trois
publications dans des ouvrages collectifs, à un article dans une
revue et à une communication dans un séminaire.
Politiques éducatives et analyse économique des relations système éducatif/système productif (Fernex, A.)
La référence à
l’histoire et aux processus d’élaboration des politiques éducatives
permettent tout à la fois de s’interroger sur les temps de l’éducation
et de proposer une périodisation de l’histoire du système
éducatif (dans la perspective d’une comparaison avec la temporalité
du système productif), d’analyser les structures et les principes
de fonctionnement de ce système système, ses acteurs et leurs
stratégies, d’approfondir et d’éclairer la question des relations
système éducatif-système productif sur longue période.
La recherche tente en particulier de repérer et d’analyser les formes
des médiations qui peuvent s’établir entre les deux sphères
au cours d’une période donnée. Sont ainsi introduits les
concepts médiateurs de forme éducative et de système
éducatif qui se trouvent au point d’articulation entre un système
de fonctions assignées à l’éducation et le système
des instances qui mettent en œuvre ces différentes fonctions. Sont
analysées dans ce cadre les politiques éducatives, leurs
processus d’élaboration et les objectifs qu’elles poursuivent. La
recherche débouche sur la mise en évidence d’un concept d’autonomie
des faites éducatifs, l’éducation apparaissant comme un champ
d’activité relativement autonome, évoluant principalement
selon une temporalité propre et sous l’action d’acteurs et de facteurs
qui renvoient à des phénomènes spécifiques
à ce champ.
Cette recherche, poursuivie à
partir d’un travail de thèse, a donné lieu à une communication
à un colloque, à une publication dans un ouvrage collectif,
et à une communication dans un séminaire.
Politiques publiques et services d’intérêt général (Fernex, A.)
Les entreprises de réseau
fournissent un certain nombre de dervices qualifiés de publics et
remplissent des missions d’intérêt général grâce
à l’exploitation de réseaux d’infrastructures présentant
certaines caractéristiques majeures (rendements fortement croissants
jusqu’à un certain niveau de production, industries très
capitalistiques, investissements à durée de vie très
longue). Ces entreprises ont de tout temps été soumises à
une certaine forme de concurrence dite intermodale, mais ont en revanche
été pendant longtemps protégées d’une concurrence
directe et organisées en monompoles en contrepartie de l’exécution
de missions de service public. De profondes transformations interviennent
dans ces domaines, à la fois sous la forme de politiques de déreglementation,
mais également de suppression ou de limitation du monopole et d’ouverture
à la concurrence. Cette recherche permet donc d’analyser les politiques
publiques, nationales et européennes, mises en œuvre dans ce champ
et à évaluer leurs impacts. Sont successivement analysés
et étudiés les facteurs explicatifs des transformations (innovations
technologiques, renouvelements théoriques…), les processus d’élaboration
des réformes, les principaux effets organisationnels et économiques
de ces nouvelles stratégies.
Cette recherche a donné lieu à deux publications dans des ouvrages collectifs.
Cet axe de recherche est développé en partenariat avec l’équipe du Pr. Jean Calop (Département de Pharmacie Clinique, UFR de Pharmacie de Grenoble) dans le cadre du contrat pluri-formation RIGERS. Le comportement du patient sur le marché des soins, est étroitement lié à l’information, la formation et l’éducation auxquelles il peut avoir accès. En l’absence de formation et d’information, le patient peut détruire seul, par de mauvais gestes, toutes les précautions prises en amont pour lui assurer un maximum de sécurité et de bénéfice. La mesure de l’efficience des investissements en santé développée par ailleurs doit alors se prolonger par l’étude des attitudes et des comportements des consommateurs finaux ; cette étude vise à : - décrypter et comprendre ces attitudes et comportements, - évaluer l’impact des programmes entrepris, afin d’optimiser la rationalité de ces comportements. Le patient est considéré comme un apprenant. Le professionnel de santé devient un enseignant qui lui apprend sa maladie, la conduite de son traitement. Le transfert de connaissances, l’adaptation d’un niveau de langage, l’apprentissage d’un savoir-faire doivent permettre de prévenir certains risques thérapeutiques et d’assurer une meilleure gestion de certaines pathologies, ceci induisant des effets sur le plan individuel (niveau de santé perçu) et collectif (conséquences économiques et de santé publique).
Quatre axes de recherche traitent de :
L’évolution actuelle dans
le monde de la Santé nécessite une mise à jour permanente
des connaissances, d’où un débat majeur sur une formation
continue obligatoire ou non. Il s’avère alors nécessaire
pour les concepteurs de programmes de formation et/ou pour les formateurs
de s’interroger précisément sur les effets des formations
sur les pratiques professionnelles des professionnels de santé.
Nous avons appliqué la démarche de référentialisation
(Figari, 1994) et mis au jour des critères et indicateurs d’adaptabilité,
de pertinence et de cohérence du comportement du pharmacien au cours
de l’acte pharmaceutique. Les principaux résultats ont révélé
une prise de conscience éclairée par le pharmacien du risque
iatrogène médicamenteux et une meilleure communication globale
avec le patient. Ces conclusions partielles ont semblé confirmer
notre hypothèse de départ, qui évoquait l’utilité
de la formation continue quant aux changements de comportements engendrés
chez le pharmacien. La recherche se poursuit sur un thème interdisciplinaire
: " les attentes éducatives du patient vis-à-vis de l’acteur
de santé ".
Ces travaux on donné lieu
à une soutenance de DEA, à une communication dans un colloque
; une publication est soumise ; une thèse est en cours.
Construction d’un référentiel d’évaluation de l’impact d’un programme d’éducation pharmacothérapeutique des patients psychotiques (Bordenave-Gabriel, C.)
Issu d’un long travail exploratoire
intégrant des connaissances médico-pharmacologiques, psychosociales
et pédagogiques, Pharmation est un programme structuré en
15 séances de deux heures, conçu pour l’éducation
pharmacothérapeutique des patients psychotiques sous traitement
neuroleptique. Une analyse critique de l’existant, en matière d’information
comme d’éducation thérapeutique des patients psychotiques,
a permis de sélectionner un dispositif éducatif approprié
(un groupe de parole au long cours, animé par un pharmacien et deux
infirmiers). Une recherche théorique et pratique exhaustive a permis
de choisir les méthodes pédagogiques les mieux adaptées
à une éducation efficace de ces patients : jeux de rôle,
résolutions de problème, supports éducatifs variés,
activités de pédagogie active, discussions interactives.
Puis, une enquête sociologique menée auprès de ces
patients a permis de mieux comprendre les déterminants psychosociaux
de leur observance médicamenteuse et d’en déduire des activités
stratégiques afin modifier ce comportement dans le bon sens. La
recherche entreprise consiste à mettre à jour les éléments
qui justifieraient un dispositif pour évaluer l’impact des effets
de cette pratique sur le parcours évolutif des patients qui en bénéficient.
Pour ce faire, un référentiel d’évaluation est construit,
selon la méthode de référentialisation (Figari, 1994).
Un protocole d’étude est élaboré, basé sur
le principe d’une étude comparative randomisée avec groupe
témoin. Les résultats attendus permettront de proposer la
réalisation de l’étude clinique élaborée et
de poser les axes d’un modèle d’évaluation d’une pratique
d’éducation thérapeutique des patients dans le domaine de
la santé.
Ce travail a donné lieu
à un DEA, à deux communications affichées et trois
communications orales ; un article est soumis.
Evaluation d’un programme d’éducation des patients sous anticoagulants (Leger, S.)
Lors de l’analyse des causes
de survenue d’accidents thérapeutiques médicamenteux, il
s’avère que les anticoagulants oraux sont majoritairement incriminés,
au travers de problèmes de posologie, d’observance, de suivi, etc.
Afin d’optimiser le rapport bénéfice/risque de ce type de
traitement, un enseignement thérapeutique structuré destiné
aux patients sous anticoagulants a été élaboré.
La formulation des objectifs d’apprentissage s’est appuyée sur le
modèle de planification par déduction-induction des attentes
(Morissette, 1986), les stratégies pédagogiques utilisées
sont la guidance individuelle, l’évaluation formative et la remise
d’un carnet d’informations et de suivi du traitement. Recherchant l’impact
d’un tel dispositif éducatif sur la qualité de la prise en
charge thérapeutique des patients, nous avons déterminé
notre
objet de recherche : " évaluation des effets d’un enseignement
thérapeutique sur les attitudes de prévention des patients
face au risque iatrogène médicamenteux ". Sur le plan théorique,
la problématique utilise, d’une part, le modèle cognitivo-comportemental
" Health Belief Model " et, d’autre part, les modélisations que
permet la référentialisation (Figari, 1994). La méthodologie
construite sur ces bases a conduit à l’élaboration d’un questionnaire
prenant en compte les 3 dimensions de l’attitude : cognitive, conative
et affective, soumis à 2 groupes de patients (programme d’éducation
versus prise en charge traditionnelle). Une analyse statistique des données
a démontré que le dispositif proposé améliorait
significativement les compétences du patient dans la gestion et
la surveillance du traitement médicamenteux. Les effets sur l’observance,
la réduction des événements iatrogènes et la
satisfaction des patients semblent favorables mais les résultats
ne sont pas significatifs.
Ce travail a donné lieu
à un DEA, deux communications et un article.
Analyse des représentations des médicaments chez les patients âgés dans une perspective d’éducation thérapeutique (Guignon, A.-M.)
Cette recherche a pour objet
l’étude des représentations des médicaments prescrits
au long cours chez des patients âgés, dans le but de construire
le contenu d’un programme d’éducation thérapeutique. D’un
point de vue didactique, il est important de tenir compte des représentations
désignant les conceptions d’une notion déjà là
au moment de l’apprentissage et susceptible de l’influencer (Migne, 1970).
Les données, constituées par des entretiens menés
auprès de quinze patients âgés enregistrés et
retranscrits, sont soumises à une analyse quantitative de discours
lexico-métrique avec le logiciel alceste. Trois champs lexicaux
se dégagent dans le discours des patients : 1) l’environnement médical
et social du patient âgé, 2) les effets du médicament
sur le corps et 3) le vécu quotidien du médicament (respectivement
57 %, 19 % et 24 % du corpus). Cette recherche permet de tirer des éléments
à prendre en compte dans une éducation thérapeutique
des patients âgés. L’étape ultérieure consiste
à évaluer l’impact d’un enseignement thérapeutique
sur les représentations des médicaments.
Ce travail a donné lieu
à une soutenance de DEA et une publication.
L’éducation à la santé dans l’établissement scolaire (Beslot, J., Dal Moro, M., Trombert, H.)
Le travail de recherche se développe
autour de l’évaluation d’un dispositif éducatif dans le cadre
d’un projet d’établissement intitulé Projet d’éducation
à la sexualité intégrée à l’Education
Nationale. La méthodologie se construit par la référentialisation
des trois objectifs distincts et complémentaires : la réduction
de l’anomie (Durkheim, Merton, Besnard), le développement de l’attitude
chaleureuse et permissive (Becker, Lazarus, Mucchielli), le développement
du jugement moral (Piaget, Samson, Deleuze).
Ce travail a donné lieu à publications et à soutenance de DEA.
Développement des orientations initiées dans le plan précédent
Sciences de l’Education et métiers de la santé (direction : J. Calop ; chercheur associé : B. Allenet)
Les travaux sur le rôle de la formation dans la prévention des risques (groupe pluriformation RIGERS) se développent (cf. publications réalisées par les membres du GREIF) et évoluent vers des thématiques qui considèrent le patient comme un apprenant et le professionnel de santé comme " un enseignant qui lui apprend sa maladie, la conduite de son traitement ". Les axes nouveaux de recherche affrontent des problématiques plus précises, comme la perception du médicament par les acteurs de santé (croyances, représentations, attitudes), l’évaluation de programmes d’éducation thérapeutique, l’évaluation des attentes éducatives du patient (qualifié " d’apprenant ") vis-à-vis de l’acteur de santé (considéré comme un " formateur "), l’éducation à la santé dans le cadre de l’établissement scolaire.
Evaluation des politiques éducatives locales (C. Masson & M. Jolland)
Cet axe de recherche s’enrichit de nouveaux projets traitant des politiques territoriales associant communes, établissements et institutions nationales comme l’inspection.
Evaluation du curriculum
Les recherches s’orientent vers les démarches d’évaluation des organisations curriculaires (mise en œuvre de dispositifs et de parcours adaptés, dans le cadre des projets d’établissement) ; elles s’inscrivent dans un partenariat avec les instances rectorales (notamment le réseau école-collège de Tullins-Fures). Il s’agit de comprendre dans quelle mesure les acteurs éducatifs peuvent construire des pratiques évaluatives leur permettant de réguler ces projets de manière réfléchie (travaux de M. Grangeat et projet franco-portugais ci-après). 2- Développement de la coopération avec des équipes extérieures dans deux domaines d’application de la recherche en évaluation :
Evaluation du curriculum : " Nature et effets des projets d’école " en France et au Portugal. Ce projet organisé conjointement par le GREIF et l’Institut de Psychologie et Sciences de l’Éducation de l’Université du Minho (Portugal) est soutenu par l’ambassade de France à Lisbonne et l’ICCTI (Centre national de la Recherche Scientifique du Portugal). Sa durée prévue est de trois ans et une publication finale bilingue sera programmée à partir de deux séminaires communs.
Développement d’un programme de recherche sur le thème général de l’ingénierie et de l’évaluation des compétences dans les organisations professionnelles, en collaboration avec l’Unité de Didactique Professionnelle de l’ENESAD (Responsable : P. Mayen). Ce programme comprend : une co-direction de recherches (DEA et Thèses) ; l’organisation annuelle de deux séminaires communs (un séminaire interéquipes : lancement, suivi et évaluation des travaux ; un séminaire ouvert : présentation des recherches effectuées, échanges sur les méthodologies) ; des publications communes. Cette coopération a été initiée par trois manifestations :