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Cette thèse développe une analyse formalisée des différentiels de chômage pour quatre pays de lOCDE : lAllemagne, la France, le Japon et les Etats-Unis. Ces différentiels et leur évolution sexpliquent par la diversité des formes de cohésion entre structure des marchés, nature des compétences et organisation des firmes, au sein des configurations institutionnelles. Nous incorporons ces facteurs dans deux modèles de salaires defficiences et nous en comparons les résultats aux faits stylisés via une calibration grossière. Un premier modèle montre que lorganisation du travail et les compétences influencent les mécanismes de motivation des salariés à l'effort. La coordination décentralisée impose à la firme daffecter une partie des ressources de gestion à lamélioration de la communication entre les salariés : ceci réduit le poids du monitoring dans la relation defficience. La coordination décentralisée sassocie alors à plus dembauches : ceci améliore lemploi lorsque leffet indirect sur le monitoring et les séparations nest pas trop fort. Le modèle indique que le faible chômage structurel du Japon et de lAllemagne pendant les années quatre-vingts sexplique par les choix organisationnels spécifiques que les firmes y ont opérés. Dans un deuxième modèle, la présence dexternalités de linnovation radicale sur la rotation des emplois génère un coût indirect (i.e. moindre effort) associé à ce type dinnovation. Cette externalité est incorporée par les entreprises coordonnées qui préfèrent investire dans la recherche incrémentale lorsque la concurrence augmente. Le succès croissant du Japon et de lAllemagne dans linnovation de produit est la conséquence dune concurrence accrue générant une spécialisation divergente des trajectoires dinnovation. Ceci explique la faible rotation des emplois dans les pays coordonnés (Allemagne et Japon) et montre quune intensification « exogène » de cette rotation est à lorigine de la détérioration récente des performances dans ces pays.
This thesis proposes a formalized comparative analysis of unemployment differentials across four OECD countries: Germany, France, Japan and the US. Unemployment differentials and their evolution ought to be explained by the diversity in the way cohesion is achieved between the structure of markets, the nature of competences and the firms organization, within institutional configurations. These factors are systematically integrated into two efficiency wage models and results are compared to stylized facts via a tentative calibration. A first model shows that work organization and competences affect workers motivation devices to improve effort. Decentralized coordination pushes firms to allocate part of their supervisory resources to the improvement of communication among workers: this reduces the weight of direct control in the effort function. Decentralized coordination is thus associated with a higher probability of being hired: this improves employment if the indirect effect on control and separation is not too strong. This model shows that the low structural unemployment experienced by Japan and Germany during the eighties can be explained by the specific organizational choices made by Japanese and German firms. In a second model, externalities stemming from radical innovation to workers turnover generate an indirect cost (in terms of lower effort) to be associated to this type of innovation. This externality is incorporated by coordinated firms, which prefer to invest in incremental research when competition increases. The growing success of Germany and Japan in product innovations can then be the consequence of increased competition leading to divergent specialization in the trajectories of innovation. This explains the low turnover of workers in coordinated countries (i.e. Germany and Japan) and shows that an exogenous intensification of turnover can be one cause of the recent worsening of performance in these countries. Discipline : Science Economique Mots-Clés: Analyse comparative, Organisation du travail, Coordination des firmes, Compétences, Chômage, Innovation. Adresse du laboratoire: CEPREMAP, 142 Rue du Chevaleret, 75013 Paris |
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