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Julien Allaire
Julien.Allaire@upmf-grenoble.fr page mise à jour le 23.05.2007 |
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Julien Allaire est doctorant au LEPII-EPE (ex. IEPE) depuis octobre 2002, et allocataire de recherche du ministère de la Recherche. Il est titulaire d'une maîtrise de science de gestion obtenue à l'Université de Rennes 1 et d'un DEA d'économie politique internationale - option développement durable - obtenu à l'Université Pierre Mendès France de Grenoble. Sa thèse porte sur la relation entre la ville et la mobilité, et les conséquences en terme de consommation d’énergie et de dégagements de gaz à effet de serre. La mobilité des personnes en environnement urbain occupe une place importante dans le secteur des transports. Celui-ci représente en effet l’un des secteurs en forte croissance dans les économies en développement et l’on peut anticiper, au cours des prochaines décennies, une très forte augmentation de leurs émissions de gaz à effet de serre. L‘évolution conjointe de la forme urbaine et des modes de mobilité au cours du développement urbain revêt un enjeu significatif concernant le changement climatique. La construction des villes autour des modes de déplacement crée une dépendance envers ces modes et contraint l’utilisation d’autres modes. Dans les pays occidentaux développés, la voiture individuelle a pris au cours du XXe siècle une place dominante et a modelé la ville à son utilisation. Différents modèles de formes urbaines ont vu le jour du fait de spécificités nationales. L’espace nécessaire à l’étalement urbain induit par la généralisation de l’utilisation de l’automobile est un facteur plus ou moins contraignant, selon les pays, pour le développement de ce mode de transport. L’histoire des villes crée également une « dépendance au sentier » plus ou moins forte pour certains modes de transport. On distingue ainsi communément trois grands ensembles de formes urbaines développées ayant un niveau de dépendance envers l’automobile plus ou moins élevé : la ville américaine, la ville européenne et la ville asiatique. Cette dépendance automobile particulièrement forte dans les villes à faible densité de population entraîne évidemment une dépendance pétrolière. Compte tenu de ces trois expériences, la thèse consiste à étudier le développement des villes chinoises et la mobilité urbaine pour définir la forme urbaine chinoise qui se construit depuis 25 années de transition économique et sociale. Comment l’organisation urbaine socialiste chinoise qui favorisait la marche et la bicyclette a-t-elle persisté depuis le considérable développement urbain réalisé depuis un quart de siècle ? Comment l’arrivée de l’automobile dans les villes chinoises influence-t-elle la mutation urbaine et quelle dépendance énergétique en résulte ? Quelles originalités chinoises définissent d’ores et déjà la forme urbaine chinoise ? Alors
que la contrainte environnementale associée au changement
climatique doit se renforcer, cette thèse devrait permettre
d’identifier les instruments de politique environnementale
qui devront être mobilisés afin d’infléchir
les trajectoires d’émission de gaz à effet de
serre du secteur des transports, au regard des objectifs du développement
durable. A cette fin, ces travaux tentent d’éclairer
une simulation de l’évolution des transports à
l’échelle mondiale et à un horizon 2050. Cette
partie de la recherche est menée dans la perspective de la
construction d’un module, à insérer dans le
modèle mondial d’équilibre partiel pour l’énergie
(POLES) développé par le LEPII - EPE.
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