Etant donné les contraintes de temps de chacun d'entre
nous, le compte rendu restera en l'état.
Roger Coronini, Marie-Angèle de Looze
Intervention de Monsieur Antony van Raan, directeur du Centre
for Science and (CWTS) de l'Université de Leiden
Le CWTS utilise des outils quantitatifs (bibliométrie)
et qualitatifs (interviews, surveys etc.)
Leur objectif est de situer toute évaluation dans l'environnement
de son champ, de positionner les acteurs et de noter les évolutions
dans le temps. Le CWTS utilise les techniques de cartographie
en utilisant les codes de classification des bases de données
ainsi que la méthode des mots associés.
Les demandes proviennent des responsables d'universités
ou de ministères de la recherche de différents pays.
Le CWTS a travaillé pour plusieurs pays européens
ainsi que pour des Centres de recherche européens (ISPRA).
Pour le donneur d'ordre, l'intérêt est évident,
mais pour l'Institut qui est évalué, il est intéressant
de connaître son positionnement par rapport à la
moyenne des Instituts faisant partie du même champ. En règle
générale, il n'y a pas de contradiction majeure
entre le point de vue des pairs et les résultats obtenus
par la bibliométrie. Par contre il peut y avoir un membre
du groupe analysé qui diffère de l'opinion des pairs.
Les résultats bibliométriques entraînent alors
une discussion et éventuellement une nouvelle appréciation.
L'intérêt de l'évaluation de type bibliométrique
repose sur :
la production d'une information structurée,
La stimulation des questionnements,
l'amélioration du point de vue des pairs (enrichissement,
transparence du système),
la comparaison possible entre plusieurs champs.
Pourquoi hait-on la scientométrie ?
d'un point de vue éthique il est toujours difficile de
mesurer la qualité
d'un point de vue professionnel, le quantitatif prend le pas
sur les pairs, les consultants, les experts.
d'un point de vue existentiel, il est toujours gênant
d'afficher la médiocrité
Les avantages de la scientométrie :
la partie mesurée n'est pas la moins importante : c'est
en général l'impact international;
cet aspect de la qualité du travail est présentée
de manière claire;
on ne remplace pas les pairs, mais on rajoute de la valeur à
leur point de vue;
de bons résultats ne peuvent être obtenus sans
respecter une certaine échelle de temps (pour l'évaluation,
il faut compter environ 8 ans). Cela montre que le management
à court terme est dangereux;
les analyses scientométriques sont plus larges que celles
consacrées uniquement à la citation. Le référentiel
est plus large, les connaissances nouvelles apparaissent et on
peut également faire le lien entre science et technique.
L'utilité de la scientométrie :
L'information produite peut être utilisée immédiatement.
L'information produite peut être utilisée en vue
de déterminer une stratégie.
La scientométrie donne un état des lieux, éclaire
sur le passé.
La scientométrie permet de mesurer les forces et les
faiblesses d'une situation.
La scientométrie peut apporter dans certains cas une
légitimation.
Le travail en scientométrie est généré
par :
La réputation à partir des publications, rapports,
conférences, présentations
L'impact repéré par les invitations particulières
et les réunions spécifiques
Les recommandations faites par des utilisateurs satisfaits.
Le réseau, les médias.
Quel avenir pour la scientométrie au CWTS ?
Contrôler les objectifs (le décideur ou le chercheur
de base).
Participer à la régulation des flux des connaissances
: qui dit internationalisation dit aussi régionalisation.
Reprendre les informations souvent inconnues qui reposent dans
les archives : elles sont porteuses de connaissances utiles pour
le futur.
Améliorer l'étude des relations entre science
et technique. (liens science et brevets).
Rajouter des données de type sociologique sur les réseaux
et les cartes établies