Thèse
Présentée en vue de l'obtention du
Doctorat de Sciences cognitives, Psychologie et Neurocognition
Par
Soutenue le 29 octobre 2010
L'oculométrie et l'excitabilité corticale comme outils d'étude de la cure rtms dans la dépression sévère pharmaco-résistante
Membres du jury :
- M. Emmanuel Haffen, PU-PH, CH Besançon, Rapporteur
- M. Müri René, PU-PH, CHU de Berne, Rapporteur
- M. Jean-François Démonet, DR INSERM, CHU Toulouse, Examinateur
- M. Antoni Valero-Cabre, CR, CRICM Paris, Examinateur
- M. Thierry Bougerol, PU-PH, CHU Grenoble, Directeur de thèse
- M. Christian Marendaz, Professeur Université Grenoble, Directeur de thèse
Résumé
Ce travail de thèse a pour objectif d'aider à la compréhension neuropathophysiologique des troubles de l'humeur. Les nombreuses études s'intéressant à ce type de pathologie font face à un manque d'outil objectif de catégorisation de la maladie et donc à des difficultés dans le diagnostic différentiel. Les modifications neurofonctionnelles sont majoritairement basées sur deux modèles : le modèle de l'hypofrontalité, qui explique l'état dépressif par une diminution de l'activité des zones corticales frontales et une augmentation de celle des régions sous-corticales ; et le modèle de l'asymétrie interhémisphérique, intégré aux théories sur la latéralisation des émotions, qui fait du déséquilibre fonctionnel interhémisphérique (hémisphère droit plus actif que le gauche) le corrélat neurologique aux troubles de l'humeur. Malgré tous les efforts d'élimination de biais méthodologiques les chercheurs ne trouvent pas de consensus. Le but de cette recherche est de trouver des indicateurs objectifs du trouble dépressif par des techniques psychophysiques (oculométrie) et neurophysiologiques (excitabilité corticale). Nous avons donc suivi des patients recevant des traitements pharmacologiques ou des cures de stimulation magnétique transcrânienne (TMS) afin d'observer les effets de ces derniers et de voir si des déséquilibres, qu'ils soient intra- ou inter-hémisphériques, peuvent être mis en évidence et alors aider dans le choix du traitement. Nos résultats mettent en évidence la variabilité interindividuelle qui suppose que chaque patient peut présenter une pathophysiologie différente. Par ailleurs, le suivi de patients bipolaires dans les différentes phases thymiques suggère une inversion des déficits entre les phases maniaques et dépressives. Plusieurs corrélats pourraient donc engendrer une humeur dépressive et le choix d'une cure rTMS latéralisée pourrait être guidée par les modifications observées.
Mots-clés : TMS ; Dépression ; Oculométrie ; Excitabilité corticale ; Cortex préfrontal dorsolatéral

