Le programme scientifique du Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition pour les années 2007-2010 porte sur l’étude du fonctionnement cognitif humain dans les domaines de la perception et de l’action d’une part, de la mémoire, du langage et des apprentissages d’autre part. Nous serons structurés en deux équipes pour les quatre prochaines années afin de mener à bien ce programme : une équipe « Psychologie et NeuroCognition des systèmes perceptivo-moteurs » (Responsable : Edouard Gentaz, CR CNRS), une équipe « Psychologie et NeuroCognition des systèmes mnésiques et langagiers » (Responsable : Monica Baciu, PU).
Nous conserverons les 3 axes directeurs – modélisation, neuropsychologie et neuroimagerie -- qui orientent nos travaux depuis plusieurs années (cf. Encadré) et garantissent la pluridisciplinarité nécessaire à la compréhension des fonctions cognitives que nous étudions.

Notre équipe regroupe à présent des spécialistes de chacun de ces domaines ce qui a conduit à des rapprochements avec d’autres institutions de recherche, spécialisées en modélisation (Institut National Polytechnique de Grenoble du Laboratoire des Images et des Signaux, UMR 5089, par exemple) ou en neuroimagerie (rattachement à l’IFR1 INSERM de Grenoble). Les recherches ayant recours à l’imagerie cérébrale (IRMf) ou à d’autres techniques, telles que la SMT, susceptibles de nous informer sur les corrélats neurophysiologiques des fonctions étudiées seront largement intensifiées.
Nos travaux se caractérisent également par leur large spectre allant de l’étude des traitements perceptifs de bas niveau jusqu’à l’organisation des concepts en mémoire. Nous pouvons ainsi étudier, dans le domaine de la vision par exemple, tant la perception de l’information visuelle et sa modélisation (rétine artificielle) que le fonctionnement des systèmes visuels magno et parvo-cellulaires (modélisation et neurophysiologie, adulte et enfant) que la mise en mémoire de cette information (mémoire à court et long terme, interaction perception/mémoire) et son organisation mnésique (catégorisation) ou encore les pathologies visuelles et leur remédiation (enfant et adulte ; TREAT ERT). Notre objectif est d’encourager les interactions entre chercheurs travaillant à ces différents niveaux dans le but de réaliser un modèle le plus intégré possible du fonctionnement cognitif. Des réunions d’équipe sont organisées dans ce but auxquelles s’ajouteront des réunions thématiques inter-équipes favorisant de nouvelles interactions et collaborations.
Les liens étroits que nous avons su tisser avec un grand nombre de structures hospitalières et de santé (Service de Neurologie, CHURG Nord ; Service de pédiatrie, CHURG Nord, Service de psychopathologie, CHURG Sud ; Service de santé interuniversitaire, UJF, Grenoble ; Maternité de la Clinique mutualiste, Grenoble ; Centre Mémoire de Ressources et de Recherche Grenoble Arc Alpin ; Fondation Ophtalmologique A. de Rothschild, FOR, Paris ; Institut des Jeunes sourds, Cognin) garantissent la faisabilité des recherches en neuropsychologie et permettent d’envisager de nouvelles recherches, toujours plus nombreuses, dans ce domaine.
L’association avec ces structures de soins permet l’accès aux malades pour la validation de nos hypothèses théoriques. En retour, l’avancée des connaissances théoriques permet de proposer des outils pour l’amélioration du diagnostic et de la prise en charge des patients. Nous avons ainsi pu contribuer à la création du « Centre référent pour les troubles du langage et des apprentissages » du CHUR de Grenoble et à la création de l’ERT TREAT-vision à Paris, deux structures qui ont pour vocation d’associer chercheurs et cliniciens dans un but d’optimisation à la fois des cadres conceptuels et des outils thérapeutiques. Les liens avec les structures de soin seront appelés à s’intensifier dans les années à venir avec l’abord de nouvelles pathologies (pathologies psychiatriques, surdité par exemple) et notre volonté réaffirmée de proposer aux cliniciens de nouveaux outils performants, théoriquement justifiés et validés.
Notre objectif sera également de gagner encore en visibilité sur le plan international et européen en particulier. Nous entretenons d’ores et déjà des collaborations suivies avec de nombreuses équipes internationales. Ces collaborations sont appelées à s’accroître et se concrétiser par l’accueil et les échanges de chercheurs (post-doc et statutaires). Nous devons pour cela relever plusieurs défis ; nous nous heurtons actuellement au problème d’une réelle insuffisance des locaux qui n’ont pas évolué en proportion du développement de l’équipe. La participation à des contrats européens demande une logistique qui fait encore largement défaut. Nous tenterons de relever ces défis dans les années à venir avec l’aide de nos tutelles afin de participer pleinement au développement des recherches européennes.

